Disparitions forcées  
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Nom : Laïfa

Prénom : Abdelhamid dit Samir

Date de naissance (ou âge)  : 09 juin 1968

Etat-civil   : Célibataire

Nombre d'enfants :

Profession : épicier

Adresse : Bab El Oued (Alger)

Date de l'arrestation : 23 décembre 1995

Heure : 01 heure

Lieu de l'arrestation : Domicile familial

Agents responsables de l'arrestation : Sécurité militaire

Résumé des faits : Citoyen âgé de 27 ans, célibataire, demeurant à Bab El Oued, Alger, employé dans l'épicerie de son père, arrêté le 23 décembre 1995 à son domicile à 1h du matin par des éléments cagoulés de la sécurité militaire selon le témoignage de sa famille. Ils étaient très nombreux et à la recherche de l'oncle du disparu. Ne le trouvant pas, ils ont arrêté Abdelhamid. Une perquisition a été effectuée et de nombreux objets auraient été volés, selon le témoignage de sa famille. L'oncle est allé à la police de Bab el Oued et leur a demandé pourquoi il était recherché. La police l'a envoyé voir les militaires. Cette nuit là six personnes ont été enlevées et toutes ont disparues. Selon les informations parvenues à la famille, ceux qui avaient procédé à l'enlèvement relevaient de la responsabilité du colonel H.

Lieu (x) où la personne disparue a été localisée éventuellement :

  • N'a jamais été localisé.

Démarches entreprises par la famille :

  • Plainte auprès du procureur de la République.
  • Lettres au président de la République ; au ministre de la justice, à l'ONDH.

Observations :

Témoignage de la famille   : (mère)

J'ai entendu frapper à la porte. Je suis allée ouvrir la porte. Soudain de nombreux militaires dont certains étaient cagoulés, on fait irruption dans la maison. Ils étaient venus à bord de véhicules militaires et de véhicules banalisés. Ils étaient à la recherche de mon beau-frère (oncle de mon fils). Après avoir perquisitionné le domicile et ne l'ayant pas trouvé, ils ont pris mon fils et ont subtilisé de nombreux objets. Le lendemain, mon beau-frère qui était recherché est allé au commissariat de Bab El Oued pour s'enquérir des raisons de sa recherche. Les policiers lui répondirent qu'ils n'avaient rien contre lui et que l'affaire concernait les militaires. Au cours de la même nuit, six voisins avaient été arrêtés et ont également disparu. Nous avons appris que les unités qui avaient procédé aux arrestations étaient commandées par le colonel H.

 
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