Disparitions forcées  
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Nom : Karaoui

Prénom : Sidali

Date de naissance (ou âge)  : 29 février 1970

Etat-civil   : Célibataire

Nombre d'enfants :

Profession : Tôlier

Adresse : Gué de Constantine (Alger)

Date de l'arrestation : 12 août 1996

Heure : 2 heures

Lieu de l'arrestation : Domicile

Agents responsables de l'arrestation : Miliciens et militaires

Résumé des faits : Citoyen âgé de 26 ans, demeurant au Gué de Constantine (Alger) a été arrêté le 12 août 1996 à 2 heures du matin à son domicile par des militaires et des miliciens (S.D. et M.N), après avoir défoncé portes et fenêtres. Sa famille affirme que plusieurs témoins étaient présents lors de l'arrestation. Aucune nouvelle depuis cette date malgré les multiples recherches de sa mère.

Lieu (x) où la personne disparue a été localisée éventuellement :

  • N'a jamais pu être localisé par sa famille.

Démarches entreprises par la famille :

  • Plainte auprès du procureur de la République.
  • Lettres au médiateur de la République et à l'ONDH.

Observations :

Témoignage de la famille   : (mère)

: « Mon fils Karaoui Sidali a été arrêté le 12 août 1996 à 2 heures du matin à notre domicile du quartier Diar El Khadma, au Gué de Constantine par des miliciens du quartier nommés S.D. et M.N. accompagnés de militaires. Nous avons refusé dans un premier temps d'ouvrir la porte craignant pour notre vie. L'un des miliciens a alors escaladé le mur et leur a ouvert la porte de la cour de l'intérieur. Malgré cela, nous nous sommes barricadés à l'intérieur de la maison en bloquant la porte de la maison avec des meubles. Ils ont alors fracassé la porte et sont rentrés. Mon fils a alors été pris par deux militaires qui l'ont sorti en m'insultant lorsque je leur ai dit pourquoi ils l'arrêtaient. L'un des militaires m'a menacé de tirer sur moi si je ne rentrais pas à la maison. Devant mon refus, les militaires m'assénèrent des coups de crosse. En sortant, mon fils Sidali se mis à crier : « Je n'ai rien fais, je suis innocent ». L'un des miliciens s'adressant à son acolyte lui dit : « Nacer, Nacer, il s'agit bien de Sidali le tôlier, n'est ce pas ? ». Oui, lui répondit l'autre milicien. Nous sommes allés un peu partout, nous avons écrit à l'Observatoire des droits de l'Homme...... Nous avons écrit au médiateur de la République et au procureur. Nous nous sommes rendus dans plusieurs prisons. Nous voulons savoir ce qu'on lui reproche et s'il est mort ou vivant ».

 
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