Disparitions forcées  
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Nom : Hamdad

Prénom : Aïssa

Date de naissance (ou âge)  : 16 mai 1953

Etat-civil   : Marié

Nombre d'enfants : 07

Profession : Bijoutier

Adresse : Aïn Bessem

Date de l'arrestation : 25 janvier 1995

Heure : minuit

Lieu de l'arrestation : domicile

Agents responsables de l'arrestation : gendarmes

Résumé des faits : Citoyen âgé de 42 ans, marié et père de sept enfants, demeurant à Aïn Bessem (Bouira), bijoutier a été arrêté le 25 janvier 1995 à minuit à son domicile à Aïn Bessem par les gendarmes de la ville, gendarmes qui ont été reconnus par des membres de la famille. Les mêmes gendarmes sont revenus quinze jours plus tard pour saisir son véhicule. Il aurait été récupéré à la brigade de Aïn Bessem par des agents de la sécurité militaire de Bouira.

Lieu (x) où la personne disparue a été localisée éventuellement :

  • Brigade de gendarmerie d'Aïn Bessem puis récupéré par la SM

Démarches entreprises par la famille :

  • Lettres adressées par son épouse au président de la République, au ministre de l'Intérieur, au ministre de la Justice, restées sans réponses.
  • Plainte au niveau du tribunal de Ain Bessem.

Observations :

  • Son véhicule lui a été saisi par les gendarmes.

Témoignage de la famille   : (sour)

Mon frère Hamdad Aïssa, né en 1953, marié et père de sept enfants, bijoutier a été arrêté le 25 janvier 1995 à son domicile à Aïn Bessem par les gendarmes de la ville, gendarmes que nous avons reconnu. Ils ont fouillé la maison d'une manière correcte, sans brutalités, en laissant le temps à mon frère pour s'habiller.

Le lendemain, j'ai contacté ces mêmes gendarmes pour connaître le sort de mon frère. Ils nièrent l'avoir arrêté.

Quinze jours plus tard, les gendarmes revinrent pour prendre le véhicule de mon frère. Je leur ai dit : «  Il y a quinze jours vous avez nié avoir enlevé mon frère, aujourd'hui, allez-vous nier avoir pris son véhicule ? ».

Un des gendarmes finit par me dire qu'effectivement, ils ont arrêté mon frère et qu'ils l'avaient confié à la sécurité de Bouira. L'interrogeant sur les charges qui pèseraient sur mon frère, il me dit qu'il soutenait financièrement les groupes de maquisards.

Nous avons contacté plusieurs institutions locales et nationales. Nous avons frappé à toutes les portes : ministère de l'Intérieur, de la Défense........ A ce jour, nous sommes sans nouvelles crédibles, en dehors de rumeurs colportées çà et là.

Il y a quinze jours, des rumeurs faisaient état de son hospitalisation dans l'un des hôpitaux de la région (Aïn Bessem ou Bouira). Nous n'avons pu vérifier cette information.

 
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