Disparitions forcées  
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Nom : Hadj Zerrouk

Prénom : Mohamed dit Hamid

Date de naissance (ou âge)  : 11 novembre 1961 à Boufarik

Etat-civil   : Marié

Nombre d'enfants : 01

Profession :

Adresse : Boufarik (Blida)

Date de l'arrestation : 31 mars 1995

Heure : 17 heures

Lieu de l'arrestation : station essence d'Ouled Alleug (Blida).

Agents responsables de l'arrestation : Sécurité militaire

Résumé des faits : Citoyen âgé de 34 ans, a été kidnappé le jeudi 31 mars 1995 à 17 heures alors qu'il était dans sa voiture, une Fiat 128 blanche. Il était en compagnie de son fils Chemseddine âgé de 19 mois. Il venait de sortir de la maison. Des témoins l'ont vu à la station d'essence de Ouled El Alleug. Il a été kidnappé par des éléments de la sécurité militaire, en civils au nombre de trois. Il a été jeté dans une voiture de la SM, un autre civil a pris la voiture de la victime. Les kidnappeurs de la SM se seraient dirigés vers Boufarik pour déposer l'enfant sur le seuil de la porte d'une parente à Boufarik. Mohamed Hadj Zerrouk a disparu à ce jour. Le lendemain des gendarmes d'Ouled Alleug iront perquisitionner à son domicile.

Lieu (x) où la personne disparue a été localisée éventuellement :

  • Centre de la SM de Haouch Chnou (Blida)

Démarches entreprises par la famille :

  • Plainte déposée le lendemain de l'enlèvement par son frère à la brigade de gendarmerie de Boufarik, sans suites.

Observations :

Témoignage de la famille   : (épouse)

Mon mari a été kidnappé le jeudi 31 mars 1995 à 17 heures alors qu'il était dans sa voiture, une Fiat 128 blanche. Il était en compagnie de son fils Chemseddine âgé de 19 mois. Il venait de sortir de la maison. Des témoins l'ont vu à la station d'essence de Ouled El Alleug. Il a été kidnappé par des éléments de la sécurité militaire, en civils. Ils étaient au nombre de trois. Mon mari a été jeté dans une voiture de la SM, un autre civil a pris la voiture de mon époux. Les kidnappeurs de la SM se seraient dirigés vers Boufarik. Ils ont alors déposé l'enfant sur le seuil de la porte d'une certaine Benyahia Djouher, demeurant à la rue Ahmed Allili à Boufarik. Un citoyen témoin de la scène et qui a refusé de décliner son identité nous a raconté par la suite, avoir vu deux hommes dans une voiture sonner au domicile de cette personne puis déposer l'enfant avant de démarrer. On m'aurait dit que celui qui ouvrit la porte, Benyahia Rachid a vite reconnu mon enfant. Il a loué une voiture à 20 heures pour emmener l'enfant chez sa grand-mère, Benyahia Ouda.

Le lendemain matin, le frère de Mohamed dit Hamid est allé déposer plainte à la brigade de gendarmerie de Boufarik. A 13 heures exactement, les gendarmes de Ouled El Alleug se présentèrent à la maison. Ils fouillèrent la maison de fond en comble. En entrant, ils virent la sour de Mohamed devant la porte. L'un des gendarmes lui dit qu'elle ressemblait comme une goutte d'eau à son frère.

En fouillant, ils s'intéressèrent à un papier de Mohamed qu'ils avaient trouvé dans sa chambre. L'un d'eux le mis dans sa poche. Ils feuilletèrent l'album de famille. Ils s'attardèrent sur l'une de mes photos où j'étais en Khimar (voile sur la tête). L'un d'eux dit : « Voilà la preuve flagrante. C'est la femme d'un terroriste ».

J'ai pris un avocat, Aït Boudjema Omar de Boufarik qui m'avait dit après investigations que mon mari était à Haouch Chnou et qu'il était encore vivant. Depuis je n'ai aucune nouvelle de lui et de sa voiture. Grâce à Dieu, mon fils de 19 mois a pu être récupéré. El Hamdou Lillah !

S'il est vivant, qu'on nous le redonne. S'il est mort, nous prendrons nos droits chez Dieu, In cha Allah.

 
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