Disparitions forcées  
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Nom : Boulemia

Prénom : Mohamed

Date de naissance (ou âge)  : 01 juillet 1955 à Kaous- Jijel

Etat-civil   : marié

Nombre d'enfants : 9

Profession : mécanicien      

Adresse : Village Hamza- El Aouana- Jijel. Sa famille demeure actuellement village El Heddada- Jijel.

Date de l'arrestation : 4 août 1994

Heure : 09h

Lieu de l'arrestation : Dans un barrage routier établi par la brigade de la gendarmerie nationale d’El Aouana au lieu-dit « Kissir » à environ 6km à l’est d’El Aouana-centre sur la route de Jijel.

Agents responsables de l'arrestation :

Gendarmes de la brigade d’El Aouana accompagnés de miliciens cagoulés.

Lieu (x) où la personne disparue a été localisée  :

Siège de la brigade de gendarmerie nationale d’El Aouana où il a été vu pour la dernière fois avec son frère Ahcène le 02 novembre 1994. Sa famille a appris plus tard qu’il avait ensuite été transféré au siège du secteur militaire opérationnel de Jijel.

Observations:

Il détenait avec lui la somme de 460.000 DA, et il était à bord de son véhicule de type Mazda saisi par les gendarmes. Il était accompagné de son cousin Abdelhamid arrêté avec lui dont le cadavre a été trouvé 3 jours plus tard le 07/08/1994 jeté au bord de l’oued Kissir criblé de balles, les mains attachées derrière le dos par du fil métallique et portant des traces de tortures. La famille de ce dernier a pu récupérer sa dépouille et l’a enterrée. Quelques jours après l’arrestation, les forces combinés ont procédé à un ratissage au village de la victime et son domicile a été perquisitionné. Des équipements mécaniques et électriques évalués à 600.000 DA ont été volés par les militaires et les gendarmes.

Son frère jumeau Ahcène a lui aussi été arrêté et a disparu

Recours internes  :

Des recherches ont été effectuées après l’arrestation par les membres de la famille auprès des autorités judiciaires et des services ayant procédé à l’arrestation:

La famille s'est rendue à la brigade de la gendarmerie nationale d’El Aouana mais les gendarmes n’ont pas reconnu le détenir.

Lettres au procureur de la république de Jijel et au procureur général de Jijel.

 

Source: Association des familles de disparus de Jijel

 
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