Disparitions forcées  
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Nom : Aggoun

Prénom : Nacer

Date de naissance (ou âge)  : 27 octobre 1972

Etat-civil   : Célibataire

Nombre d'enfants :

Profession :

Adresse : Fouka (Tipaza)

Date de l'arrestation : 26 octobre 1995

Heure : 6 heures

Lieu de l'arrestation : Sur la route à Bou Ismail

Agents responsables de l'arrestation : Gendarmes

Résumé des faits : Arrêté le 26 octobre 1995 à 6h du matin à Bou Ismaïl par des gendarmes, alors qu'il se rendait à son travail. A disparu depuis cette date. Ses frères Hakim et Mohamed avaient également été arrêtés respectivement le 26 décembre 1994 et le 9 août 1995 et ont également disparu à ce jour.

Lieu (x) où la personne disparue a été localisée éventuellement :

Démarches entreprises par la famille :

  • Plainte auprès du tribunal de Blida.
  • Lettres à l'ONDH, aux ministères de la justice et de l'Intérieur et au médiateur de la République.

Observations :

  • Ses frères Hakim et Mohamed ont été enlevés en décembre 94 et août 95.

Témoignage de la famille   :

Aggoun Hakim, 20 ans, a été arrêté un vendredi. Il sortait de la mosquée pour rejoindre son travail aux environs de 14 heures. Il chargeait sa camionnette de cageots de tomates quand des gendarmes sont venus au nombre de quatre et l'ont arrêté, prenant avec eux la camionnette et son chargement de légumes. Son père s'est présenté alors à la gendarmerie pour s'informer des raisons de son arrestation. Il lui fut répondu que son fils n'était pas chez eux. Devant l'insistance du père, l'un des gendarmes le menaça : « Ou tu te tais et tu fous le camp ou tu rejoindras ton fils ». Un an plus tard, les gendarmes ont enlevé son frère aîné Aggoun Mohamed, âgé de 32 ans, ferrailleur alors qu'il revenait du travail. Son fourgon et 7 millions de centimes ont été également pris. Un mois et demi plus tard, ils ont enlevé mon troisième fils, Aggoun Nacer 26 ans. Il allait à son travail, aux environs de 6 heures du matin à Bou Ismail. A chaque fois que leur père allait s'informer sur le sort de ses trois enfants, on le menaçait de subir le même sort que ses enfants. On tente ainsi de le réduire au silence.

 
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Aggoun Hakim

Aggoun Mohamed

 
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