Disparitions forcées  
Introduction
Ab-Ak
Al-Ar
As-Az
Ba-Bel
Ben-Bez
Bi-Boug
Bouh-Bouou
Bour-Br
C
D
E
F
G
H
I
J-K
L
M
N
O
R
S
T
Y
Z
 
 

Nom : Aggoun

Prénom : Hakim

Date de naissance (ou âge)  : 03 septembre 1974

Etat-civil   : Célibataire

Nombre d'enfants :

Profession : Marchand de légumes

Adresse : Fouka (Tipaza)

Date de l'arrestation : 26 décembre 1994

Heure : 14 heures

Lieu de l'arrestation : Sortie de la mosquée du village

Agents responsables de l'arrestation : Gendarmes

Résumé des faits : Arrêté le 26 décembre 1994 par des gendarmes à la sortie de la mosquée de Fouka, après la prière du vendredi (Salat El Djoumoua) alors qu'il se dirigeait vers sa camionnette stationnée près de la mosquée pour la charger de légumes. Son véhicule et sa charge snt saisis par les mêmes gendarmes.

Lieu (x) où la personne disparue a été localisée éventuellement :

  • Brigade de gendarmerie de Fouka puis transféré vers un lieu inconnu.

Démarches entreprises par la famille :

  • Plainte auprès du tribunal de Blida.
  • Lettres aux différents ministères (justice, Intérieur) et à l'ONDH.

Observations :

  • Ses frères Mohamed et Nacer seront à leur tour enlevés successivement le 9 août 1995 et le 26 octobre 1995 par des gendarmes en 1995 et sont portés disparus.

Témoignage de la famille   : (mère)

Aggoun Hakim, 20 ans, a été arrêté un vendredi. Il sortait de la mosquée pour rejoindre son travail aux environs de 14 heures. Il chargeait sa camionnette de cageots de tomates quand des gendarmes sont venus au nombre de quatre et l'ont arrêté, prenant avec eux la camionnette et son chargement de légumes. Son père s'est présenté alors à la gendarmerie pour s'informer des raisons de son arrestation. On lui a répondu que son fils n'était pas chez eux. Devant l'insistance du père, l'un des gendarmes le menace : « Ou tu te tais et tu fous le camp ou tu rejoindras ton fils ». Un an plus tard, les gendarmes ont enlevé son frère aîné Aggoun Mohamed, âgé de 32 ans, ferrailleur alors qu'il revenait du travail. Son fourgon et 7 millions de centimes ont également été pris. Un mois et demi plus tard, ils ont enlevé mon troisième fils, Aggoun Nacer, 26 ans. Il allait à son travail, aux environs de 6 heures du matin à Bou Ismail. A chaque fois que leur père allait s'informer sur le sort de ses trois enfants, on le menaçait de subir le même sort que ses enfants. On tente ainsi de le réduire au silence ».

 
Version imprimable

Aggoun Mohamed

Aggoun Nacer

 
www.algeria-watch.org