Disparitions forcées  
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Nom : Abdelaziz

Prénom : Abdelkader

Date de naissance (ou âge) : Né en 1965

Etat-civil : Célibataire

Profession : Activités indépendantes

Adresse : Cité Mel’abe (Stade)- Kaous- Jijel

Date de l’arrestation : 18 juin 1994

Heure: minuit

Lieu de l’arrestation : Domicile familial, Cité Mel’abe (Stade)- Kaous- Jijel

Agents responsables de l’arrestation : Agents de la 17e groupement d’intervention rapide (GIR) de gendarmerie nationale de Bouhamdoune accompagnés par des miliciens et des civils cagoulés

Résumé des faits : Les agents de la 17e GIR accompagnés de miliciens et de civils ont procédé à une rafle lors de laquelle de nombreuses personnes de a région ont été arrêtées. Dans le village de M. Abdelaziz, au moins 08 autres personnes ont été arrêtées cette même nuit à leur domicile parmi lesquelles, BERNIA LarbiLEHILEH Abdelouaheb, LOUDINI Mohamed, MEKHELFA Karim tous disparus à ce jour. Trois autres personnes, YOUSFI Abderrahmane alias L’hadj , MERGHIT et BENYAHIA sont des miraculés. Arrêtés en même temps, ils ont pu s’évader quelques jours après du véhicule blindé du GIR avant que les gendarmes n’arrivent à l’endroit prévu pour l’exécution. Les deux derniers ont rejoint le maquis local pour se protéger et ont bénéficié d’une amnistie dans le cadre de la concorde civile.

YOUSFI Abderrahmane, qui a pu s’évader également,a été blessé d’une balle au dos. Il a été retrouvé agonisant près du village de Chekfa. Transporté par la protection civile à l’hôpital de Taher il est décédé et a été enterré par sa famille.

Les autres personnes qui sont disparues ont probablement été exécutées la nuit près du pont d’Oued Djendjene à Achouate- Taher. Plusieurs cadavres portant des traces de balles et de tortures ont été retrouvés le lendemain matin à cet endroit par les pompiers et n’ont jamais été identifiés ni remis à leurs familles.

Lieu (x) où la personne disparue a été localisée : siège de la 17e unité d’intervention rapide de gendarmerie nationale de Bouhamdoune- Emir Abdelkader dans la même journée du 18 juin 1994.

Démarches entreprises par la famille : Des recherches ont été effectuées après l’arrestation par les membres de la famille auprès des autorités judiciaires et des services ayant procédé à l’arrestation: En particulier la famille s’est informée du sort de la victime auprès de la brigade de gendarmerie nationale de Kaous, du secteur militaire de Jijel et de la 17e unité d’intervention rapide de gendarmerie nationale (GIR) de Bouhamdoune.
La famille a également fait des démarches auprès du Procureur de la république du tribunal de Jijel et du procureur général de la Cour de Jijel.

Source: Association des familles de disparus de Jijel

 
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