Campagne de déstabilisation

Le RCD se dit visé

Par Hamidou B., Le Jeune Indépendant, 9 juin 2002

«Les militants du RCD subissent depuis plusieurs mois menaces, pressions et tortures», souligne un communiqué transmis, hier, à notre rédaction par le parti de Saïd Sadi. Tout en dénonçant «ces pratiques fascistes» qui visent sa formation, le RCD indique dans ce même communiqué qu’il a saisi l’opinion nationale et internationale. «Trois militantes ont reçu, la semaine dernière, des lettres de menaces et des visites d’intimidations les sommant de quitter le Rassemblement», poursuit le communiqué du RCD. En outre, la formation de Sadi fait état d’une tentative d’enlèvement, dans la nuit de vendredi à samedi, sur la personne de M. Azzam Hocine, militant du RCD, résidant à Agouni-Guerghrane (daïra des Ouadhias). Selon le communiqué, M. Amar Hamadi, directeur d’unité de la SODISMAC (Groupe ERCC de Tizi Rached), «s’est vu signifier son licenciement». Le communiqué indique que son «directeur avoue exécuter une instruction venue d’en haut». Pour la formation de Saïd Sadi, «ces pratiques sont moralement inadmissibles et politiquement contre-productives».

«Ces pratiques, selon le RCD, signent la nécessité de changer de régime pour libérer la citoyenneté des abus et de la corruption.» Il y a lieu de rappeler que Sadi a interpellé le président Abdelaziz Bouteflika sur les «agressions contre ses militants». «Il importe peu de savoir quel appareil est responsable et au profit de qui se commettent ces exactions», écrit Sadi dans sa correspondance au chef de l’Etat. Il faut noter que le président de la République n’a pas répondu à la missive de Sadi. En revanche, Abdelaziz Bouteflika a répondu à Hocine Aït Ahmed du Front des forces socialistes lorsque ce dernier l’a interpellé sur le guet-apens dont a fait l’objet Ahmed Djeddaï, premier secrétaire national du FFS.

Dans sa réponse, le président Bouteflika affirmait que «de tels actes, dont il reste évidemment à établir les circonstances et à préciser les motivations, ne peuvent que soulever notre réprobation et notre condamnation sans réserve». H. B.

   
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