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Crime
contre Forfaiture ACTION URGENTE Une mère de 04 enfants mineurs, otage et victime expiatoire de la justice algérienne est détenue arbitrairement et sans jugement depuis le 10 /02/2000. Ex- employée au secrétariat du bâtonnat de SETIF depuis 10 ans, non assurèe, non déclarèe aux administrations habilitées à assumer sa couverture sociale, souvent non remunèrèe pendant plusieurs mois, Madame LEULMI Aicha, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, a été indûment inculpée de détournement dedeniers publics par le parquet de SETIF et incarcéréeà la prison de SETIF ,en vertu d'un mandat d'arrêt décerné par la chambre d'accusation près la cour de cette ville. Le directeur de cette prison a exercé des violences sur sa personne en lui portant des coupset la traînant à terre par les cheveux, sans le moindre motif légal, mais suite apparemment au fait qu'elle ait réussi à constituer un avocat d'Alger pour la défendre, lequel lui avait écrit son accord d'assurer sa défense par un courrier transitant par l'établissement pénitentiaire (en principe couvert par le secret de la correspondance entre l'avocat et son mandant). Nombreux autres avocats des barreaux de SETIF et de TIZI OUZOU, constituès pour la défendre, ont été contraints d'y renoncer, sous peine de menaces de sanctions disciplinaires. Suite à une plainte de l'avocat, elle fût transfèrèe à la prison d'EL- HARRACH d'oû elle devait repartir sur SETIF pour y être jugée le13/11/2002, ce qui ne fût pas le cas, malgré le fait, qu'aussi bien elle-même, que son avocat aient saisi pour se faire, ou attirer l'attention de toutes les autorités compétentes, y compris le juge d'application des peines, le magistrat BOUCENNA et, le ministre chargé des prisons, de même que le ministre de la justice. Elle n'a donc pas pu comparaître à l'audience de jugement à SETIF par la faute de l'administration judiciaire qui invoqua des prétextes fallacieux d'ordre bureaucratique, d'oû, une détention infondée et injuste de 22 mois de prison, à laquelle s'ajoutera une détention forcée et arbitraire jusqu'à la fin de session criminelle de cette année (date non déterminée), ainsi qu'une atteinte directe aux droits de ses enfants privés de leur maman durant tout ce temps. Même une grève
de la faim précédant la date de jugement de plusieurs jours
n'à pas eu raison Une demande de liberté provisoire présentée au tribunal en date du 13/11/2000, a été rejetée sans raison valable et en violation de la loi. Il est, en conséquence,
demandé sa libération immédiate et sans conditions,
en vertu des En vertu de la loi en vigueur, son employeur risque des poursuites pour non-respect de la législation du travail et de la sécurité sociale. Madame LEULMI a tenté le suicide et vient de suspendre une grève de la faim qui a duré plusieurs jours !!!. Pour le Syndicat
Son président -------------------------- Mokrane Aït-Larbi demande la libération d'un ancien cadre du ministère de la Justice « Sauvez ma cliente ! » Le Matin, 17 novembre 2002 Mokrane Aït-Larbi
a interpellé, dans une déclaration parvenue hier à
notre rédaction, les hautes instances chargées de la justice
dans le pays à intervenir pour « sauver la vie d'une femme
en danger de mort » dans un des pénitenciers du pays. Me
Aït-Larbi demande à ces instances d'appliquer tout simplement
la loi du 24 juin 2001 portant modification du code pénal. L'accusée,
âgée de 38 ans et mère de 4 enfants, est une ancienne
secrétaire du barreau de Sétif détenue depuis 21
mois. Or, la Cour suprême a cassé le jugement par un arrêt
en date du 8 août 2002 et renvoyé l'affaire devant la même
juridiction. Me Aït-Larbi affirme que sa cliente a tenté de
se suicider pour avoir subi « trop d'humiliation et de menaces à
la prison de Sétif ». Une chose qui a conduit l'administration
pénitentiaire à la transférer à la maison
d'arrêt d'El Harrach. Me Larbi rapporte que l'affaire de A. L. devait
être jugée en 2002 mais son affaire n'a pas été
fixée pour cette session. L'accusée a dû recourir
à une grève de la faim pour proclamer son innocence et demander
à être rejugée. L'affaire, rapporte l'avocat, fixée
au 13 novembre, a violé tous les droits élémentaires
de la défense en rejetant le transfert de l'accusée à
Sétif où elle devait être rejugée. A l'audience,
rapporte Me Larbi, le président du tribunal n'a pas estimé
« utile d'entendre tous les arguments de la défense qui a
tenté de motiver la demande de mise en liberté d'une femme
empêchée de défendre sa cause ». Aussi, le ministère
public s'est opposé à la demande de liberté. Enfin,
Me Aït-Larbi attire l'attention des autorités sur le danger
que représente une telle démarche sur la vie de l'accusée
qui risque, selon lui, de mourir dans la prison d'El Harrach. Aussi, il
affirme que le collectif d'avocats chargé de la défense
de A. L. exige une enquête administrative pour déterminer
les responsabilités et, dans l'intérêt d'une bonne
administration de la justice, demande que le tribunal de Sétif
se déssaisisse de l'affaire et la renvoie devant une autre juridiction
du même ordre et ce, en conformité avec les articles 548
et 549 du code de procédure pénale. |
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www.algeria-watch.org
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