L A D D H
Bureau de la Wilaya de Relizane

Relizane, le 17 mars 2002

C O M M U N I Q U E

A la veille d'une échéance aussi sensible que celle qui attend la nation et alors que le pays dans son ensemble et en particulier au centre est en proie a une ébullition permanente pouvant déboucher sur de graves débordements dus le plus souvent à des dépassements déjà dénoncés, et sans observer aucune réserve face à la désapprobation quasi unanime de l'opinion publique nationale et internationale La bienséance et la pudeur les plusélémentaires commandent de faire preuve de retenue et de réflexion, le CTRI enregistre une fréquentation assidue de la part des principaux individus (FERGANE, Hadj Abed et consorts) désignés par l'opinion publique comme les principaux responsables des affres qu'a connus Relizane (enlèvements, disparitions, extorsions, tortures et autres exactions).

Assistons nous à la réactivation des tristement célèbres milices qui ont mis la région à feu et à sang ? A voir les réunions très fréquentes tenues ouvertement devant les locaux du C.T.R.I * l'on est persuadé que le scénario des pièces les plus sombres se met en place.

Sans doute pour lui manifester son soutien et prévenir toute idée de contestation chez les victimes le responsable du CTRI (le Commandant Mouloud) n'hésite pas a parader quotidiennement le long de l'artère principale de la ville en compagnie de FERGANE, comme pour défier la population et lui montrer qu'elle n'a qu'a bien se tenir.
Il serait légitime de s'interroger si le but réel de ces services n'est pas d'organiser le chaos pour faire perdurer une crise qui a ruiné le pays et contrarier les efforts des pouvoirs publiques tendant à mobiliser une population désabusée et meurtrie Cette situation constitue non seulement une humiliation de la mémoire des victimes et une torture morale à leur famille mais aussi un pied de nez à la crédibilité de la politique de la concorde nationale.

Conscient des risques potentiels qu'une attitude aussi désinvolte et provocatrice comporte pour la stabilité de la ville et du Pays, le bureau de la LADDH de Relizane exhorte les Autorités à plus de retenue et d'esprit de responsabilité pour éviter d'exciter des rancunes qui loin d'avoir disparu subsistent toujours à l'état latent.



Mohamed SMAÏN

 

* CTRI: Centre régional territorial de recherche et d'investigation

 

 

 

 
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