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Le verdict est tombé 6 mois de prison avec sursis pour Khelil Abderrahmane et Sid-Ahmed Mourad
Abderrahamne Khellil et avait été interpellé en compagnie de Sid Ahmed Mourad près de l'Université de Bouzaréah le 19 mai 2002 alors qu'il venait s'informer des arrestations massives d'étudiants perpétrés la veille. Abderrahmane Khellil et Sid-Ahmed ont été présentés devant le procureur du tribunal de Bir Mourad Rais qui a retenu l'accusation et l'a placé sous mandat de dépôt le 20 mai dernier, à la prison d'El-Harrach. Pourtant ni Abderrahmane Khellil ni Sid-Ahmed Mourad n'avaient participé à ces manifestations. Abderrahmane Khellil est régulièrement victime de mesures arbitraires, essentiellement en raison de son engagement en faveur du respect de droits humains. Le 14 et 18 mars derniers, il avait été arrêté et subi des interrogatoires. Cet acharnement s'inscrit
dans un processus répressif initié par les autorités
contre tous ceux qui clament la vérité et demande justice.
Cette décision prouve encore une fois que la justice en Algérie
n'est ni indépendante ni impartiale. Cette répression dont sont victimes en particulier Mohamed Smaïn et Abderrahmane Khellil vise précisément ceux qui soutiennent les familles de disparus dans leur lutte quotidienne pour la vérité et la justice. Les défenseurs des droits de l'homme algériens sont en ligne de mire ; La démocratie est plus que jamais en danger. Paris le 28 mai 2002
Collectif des familles
de disparu(e)s en Algérie |
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www.algeria-watch.org
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