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RSF 23 juillet 2002 Le correspondant d'El Watan à Tébessa agressé et séquestré Le 20 juillet, Abdelhaï Beliardouh, journaliste d'El Watan, a été agressé, humilié et séquestré, à Tébessa (nord-est du pays), par un notable local. "Reporters sans frontières s'alarme de cette agression. Si cette personne se sentait diffamée, pourquoi n'a-t-elle pas porté plainte devant la justice comme n'importe quel citoyen ? C'est un grave dérapage, symptomatique d'un Etat de non-droit", a commenté Robert Ménard, secrétaire général de l'organisation. "Alors qu'au lendemain de cette agression, le Premier ministre algérien, Ali Benflis, a déclaré, dans son discours de politique générale que "la liberté de la presse est à la base de la démocratie", nous demandons aux autorités algériennes de faire en sorte que l'impunité ne soit pas la règle dans cette affaire", a-t-il ajouté. Le 20 juillet 2002, en fin d'après-midi, Saâd Garboussi, président de la Chambre de commerce et d'industrie des Nememchas (wilayas de Tébessa et de Souk Ahras), s'est présenté, avec trois fonctionnaires de la Chambre de commerce, dont un armé, au domicile d'Abdelhaï Beliardouh, correspondant d'El Watan à Tébessa. Le journaliste a été roué de coups devant sa famille avant d'être traîné, par le col de sa chemise, dans les rues de la ville et ce, jusqu'à la place publique du 1er Novembre. Il a alors été de nouveau violenté et insulté publiquement. Selon le communiqué d'El Watan du 21 juillet, ni la police ni la gendarmerie ne sont intervenues pour porter secours au journaliste. Il a ensuite été conduit, en voiture, dans la cave de la villa de Saâd Garboussi où il a été interrogé sur la source d'une information, parue le jour même, dans le quotidien francophone. Cette agression fait,
en effet, suite à la parution, dans l'édition du Le 21 juillet, la rédaction d'El Watan a déposé plainte auprès du procureur de la République de Tebessa pour "séquestration et intimidation". Par ailleurs, elle a saisi les autorités locales sur la nécessité de veiller à la sécurité de Abdelhaï Beliardouh, sommé par ses agresseurs de ne pas récidiver au risque de perdre sa vie, et celle de sa famille. Le 22 juillet, dans une interview accordée au quotidien Le Matin, Abdelhaï Beliardouh a déclaré que l'agression qu'il avait subie était "du banditisme, pis, du terrorisme". De son côté, le président de la Chambre de commerce a, dans un communiqué adressé à la rédaction d'El Watan, démenti l'agression. Il a ajouté avoir déposé une "plainte contre les parties". -- Reporters sans frontières
/ Reporters Without Borders
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www.algeria-watch.org
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