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Lavant-projet de loi soulève la protestation Un code pénal bis contre les avocats Saïd Abi, Le Quotidien d'Oran, 3 juillet 2001 Des perquisitions policières pourront être effectuées dans les cabinets des avocats, linterdiction de divulguer des informations à lopinion publique, des enquêtes policières avant tout agrément accordé à un avocat, linterdiction dabandonner laudience... sont les nouvelles dispositions, parmi tant dautres, prévues par lavant-projet de loi modifiant et complémentant la loi 91-04 du 08 janvier 1991, portant organisation de la profession davocat. La colère gagne actuellement la corporation des avocats qui prévoit, dès à présent, des grèves, journée de protestation et autres formes de contestation contre cet avant-projet de loi qualifié par la corporation de «Code pénal bis». Ainsi, avant-hier, les membres du Conseil national des avocats se sont réunis au siège de la Cour suprême pour discuter de ce nouveau texte et organiser la protestation. Auparavant, mercredi dernier, cest une autre réunion qui a regroupé les membres de lordre des bâtonniers autour du même thème. Aujourdhui, sera le tour de lUnion nationale des avocats. Cet avant-projet de loi est présenté sur proposition de la commission des affaires civiles de la commission nationale de la justice, «CNRJ». «Le procureur général territorialement compétent peut saisir le conseil de discipline doffice ou à la demande du ministère de la Justice», précise le nouveau texte. La corporation des avocats estime que cest là un dépassement, précisant que les mesures disciplinaires ont de tout temps été une affaire interne. «On veut par cet article de loi mettre les avocats sous la houlette du procureur», affirment des avocats qui dénoncent ce quils qualifient de tentative de caporalisation. Larticle 80 de ce nouveau texte stipule : «Toute perquisition ou saisie (à lintérieur des cabinets des avocats) ne peut être effectuée que par le magistrat compétent». Les avocats sinterrogent. «Où est donc le secret professionnel lorsque les cabinets davocat peuvent faire lobjet de perquisition et que des documents qui sy trouvent peuvent être saisis ?». Larticle 87-bis stipule quil est strictement interdit aux avocats, quels que soient les motifs, le boycott ou le retrait des audiences. Un article qui provoque la colère des avocats. Ces derniers précisent que le retrait des audiences a été de tout temps une forme de protestation.
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www.algeria-watch.org
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