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Chalabi
incarcéré en Algérie
pour "appartenance à un groupe terroriste"
ALGER, 19 nov (AFP)
- Le militant islamiste Mohamed Chalabi, l'un des
responsables du réseau de soutien logistique au Groupe islamique
armé (GIA)
en France, a été incarcéré dimanche en Algérie
pour "appartenance à un groupe
terroriste", a-t-on indiqué lundi à Alger de sources
judiciaires.
Expulsé
de France le 9 novembre et placé en garde à vue à
son arrivée en
Algérie, Mohamed Chalabi a été mis en détention
sous l'inculpation "de
création et d'appartenance à un groupe terroriste armé
en vue de commettre
des crimes de dévastation et de destruction", a précisé
le parquet général de
la cour d'Alger.
Mohamed Chalabi "a
été placé en garde à vue jusqu'au 18 novembre,
conformément aux délais fixés par la loi dans le
cadre des dispositions
relatives aux affaires de terrorisme et de subversion", a-t-on souligné
de
même source.
M. Chalabi faisait
l'objet d'une "condamnation criminelle par contumace pour
crimes de terrorisme et subversion", rappelle le parquet d'Alger,
et était
recherché en vertu d'un "mandat d'arrêt international"
lancé contre lui.
En Algérie,
la durée de la garde à vue peut aller jusqu'à 11
jours, en vertu
des textes sur l'état d'urgence toujours en vigueur depuis le 9
février 1992.
Les Algériens
expulsés de l'étranger sont systématiquement interpellés
et
interrogés par la police à leur arrivée dans leur
pays.
Ils sont libérés
lorsqu'ils ne sont pas passibles de poursuites judiciaires.
Cela avait été
le cas pour Nacer Hamani, 36 ans, considéré comme un ancien
membre du GIA, expulsé de France le 16 octobre dernier après
avoir purgé une
peine de huit ans de prison, infligée en 1998 par le tribunal correctionnel
de Paris.
Mohamed Chalabi,
46 ans, avait été condamné le 22 janvier 1999, avec
les deux
autres principaux protagonistes du réseau de soutien au GIA, Mourad
Tacine et
Mohamed Kerrouche, à huit ans de prison ferme et à une interdiction
définitive du territoire français par le tribunal correctionnel
de Paris.
L'avocate de Mohamed
Chalabi, Me Isabelle Coutant-Peyre, avait affirmé
vendredi que son client avait disparu en Algérie "depuis son
arrivée forcée
de France" et qu'elle souhaitait partir à sa recherche.
Elle avait protesté
contre le refus du consulat d'Algérie à Paris de lui
accorder un visa pour ce pays.
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