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Exp: Khelili Mahmoud
El-Harrach, le 18 septembre 1999 Lourde menace contre les défenseurs Après avoir charmé et enthousiasmé les foules et l'opinion publique par un nouveau genre de discours, plaqué sur la réalité du pays et de ce qu'il en reste, en faisant naître l'espoir d'un changement tant attendu, le président BOUTEFLIKA qui, semble-t-il, a réussi à séduire l'occident et impressionner les USA, est passé de la campagne de charme et de séduction à celle de l'intimidation et de la menace, à peine voilé, à l'endroit des résistants, avérés ou pas encore, à son projet politique, plus particulièrement certains médias privés et certains partis d'opposition. Les défenseurs des droits de l'Homme me sont pas épargnés par ses menaces visant essentiellement les avocats des familles de disparus. Il a reproché publiquement et dans un discours officiel, à ces avocats, d'être allés collaborer avec les organisations non-gouvernementales et porter le problème des disparus au niveau des institutions publiques internationales, ce qui, selon lui, a terni l'image de l'Algérie à l'étranger et contribué à son isolement politique et diplomatique. De là, à les accuser de "trahison" il n'y a qu'un pas, comme cela s'est passé en Egypte , en Tunisie et autres républiques totalitaires. Il suffit d'avoir à l'esprit l'ère du parti unique ou M. BOUTEFLIKA était ministre du département des affaires étrangères, quand les libertés individuelles et publiques étaient quasi inexistantes. C'est ainsi qu'il est demandé aux ONG ayant à charge la protection des droits de l'Homme et des défenseurs des droits de l'Homme de redoubler de vigilance à l'égard du discours charmeur qui par ailleurs n'a pas manqué de soulever réprobation et critiques acerbes au niveau de la classe politique et de nombreuses personnalités de renom et de renforcer la protection des défenseurs algériens des droits de l'Homme dont la sécurité, et peut-être la vie, sont exposées à un péril certain, d'autant plus que M. BOUTEFLIKA vient de faire l'outrage suprême aux familles des disparus en les envoyant "balader" (excusez l'expression) en ces termes: "le passé est mort", cessez de nous importuner avec vos manifestations débiles et les troubles à l'ordre public que vous provoquez quotidiennement sur le leu de mon passage avec mes invités (faisant ici allusion au séjour du roi de Jordanie à Alger).
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www.algeria-watch.org
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