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ONG des droits de l'Homme Le rapporteur de lONU à Alger L'Expression, 24 septembre 2002 lAlgérie espère contrecarrer les campagnes de désinformation, dont elle a fait lobjet durant la dernière décennie. LAlgérie a exprimé, hier, et par la voix de son Chef du gouvernement, M.Ali Benflis, «sa disponibilité pleine et entière, à coopérer avec toutes les institutions et les organisations qui activent en matière des droits de lHomme». Cette position a été réitérée au rapporteur spécial de la Commission des droits de lHomme de lOrganisation des Nations unies, entamant, depuis hier, une visite de travail à Alger En définissant cette coopération, M.Benflis se montrant peu prolixe et usant dun ton diplomatique, souligne quelle se fera selon «les modalités qui permettront à notre pays denregistrer davantage dacquis dans ce domaine». Il sagit, de prime abord, d«adopter en matière des droits de lHomme, une démarche qui se caractérise par la transparence et la promotion des libertés individuelles et collectives». Il évoquera dans ce sens le processus de démocratisation initié par lAlgérie, avec les chantiers de réformes décidés par le Président Bouteflika, notamment la réforme du système éducatif, visant «à promouvoir les valeurs de tolérance et douverture sur la civilisation universelle, au sein de la société algérienne». Le communiqué
des services du Chef du gouvernement nen dira pas plus sur cette
visite. Aucune précision na été explicitée
sur son objet, on nen saura pas davantage, par conséquent,
sur les formes de coopération que compteraient mener les deux parties.
Cependant en réaffirmant sa position officielle vis-à-vis
des ONG internationales des droits de lHomme, lAlgérie
espère contrecarrer les campagnes de désinformation, dont
elle a fait lobjet durant la dernière décennie. Elle
compte aussi clarifier une fois pour toutes ses relations Notons que ces ONG nont guère été tendres avec notre pays. En brossant, à loccasion de chaque rapport publié un tableau extrêmement critique sur la situation des droits de lHomme en Algérie. La dernière campagne date du mois davril où Amnesty International, dans un rapport intitulé «Les droits humains et laccord entre lUnion européenne et lAlgérie», avait vivement critiqué le pouvoir en place, auquel elle reprochait d«empêcher les observateurs étrangers de surveiller la crise en Kabylie». Lorganisation avait noté que «les cas de torture signalés et dont ont été victimes les jeunes de la région, ne représentent que la partie émergée de liceberg». Lorganisation
américaine, Humain Rights Watch, avait, pour sa part, dénoncé
le fait qu«aucun membre des forces de sécurité
ne semble avoir été poursuivi pour homicide, ou autres violations
des droits fondamentaux». Ces rapports ont été publiés,
rappelons-le, au moment où larmée israélienne
perpétrait, en toute quiétude, des crimes contre lhumanité
dans des territoires réoccupés en Palestine. Ce mutisme
suspect des ONG internationales obéissait en droite ligne à
la politique de deux poids, deux mesures longtemps prônée
par ces organisations. Achira MAMMERI |
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www.algeria-watch.org
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