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Droits
de lHomme
Me Ksentini succède à Me Rezzag-Bara Mohamed Mehdi, Le Quotidien d'Oran, 10 octobre 2001 Dissous le 25 mars 2001 par décret présidentiel n°01-71 (publié au Journal officiel n°18 du 28 mars 2001), lONDH a finalement été remplacé par la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de lHomme dont linstallation officielle a été effectuée hier par le Chef de lEtat. M. Bouteflika a souligné au cours de son allocution que cette commission, quil considère comme «un instrument idéal», «constitue un nouveau repère sur la voie des réformes engagées visant lédification de lEtat de droit». En outre, il a affirmé: quelle «allait être dotée de moyens suffisants pour répondre à ces objectifs et être en adéquation avec les instruments juridiques internationaux que lAlgérie a signés» en matière de droits de lHomme. Pour le chef de lEtat, la question des droits de lHomme est devenue «un outil quon agite dans les rapports internationaux». Il considère que certaines ONG internationales spécialisées dans ce domaine manquent dobjectivité et «contribuent à asseoir des visions subjectives». Evoquant le cas des disparitions forcées, M. Bouteflika a invité les familles concernées «à faire confiance à lEtat pour le règlement de cette question» ajoutant que «beaucoup de surprises risquent dapparaître une fois la vérité, sur le sort de certains disparus, sera connue». Cette commission est composée de 41 membres. Selon des sources proches de la commission, font partie de ces membres : Me Farouk Ksentini (président), M. Boucetta (SG), Dr Abderrahman Taleb (représentant du Haut Conseil islamique), Melle Amimour, Mmes Bentahar Fatiha, Loukriz Mériem, Ladjouz-Rezig Aïcha, Bendjaballah Souad, Chentouf-Mentouri Zahia, Zitoun Baya, Baghdadi Fatiha, Tayebi Salima et Djaafar Nouara (députée RND), ainsi que MM. Khaldoune Hocine, Boukhari Zoubir, Derdeche Abdellah, Bouyoucef Lakhdar, Filali Kamel et Benadouda. Pour rappel le décret portant création de la nouvelle commission stipule que cette dernière hérite de la dotation budgétaire, des biens meubles et immeubles de lONDH. Comme son prédécesseur, cette commission est «un organe à caractère consultatif de surveillance, dalerte précoce et dévaluation en matière de respect des droits de lHomme». Elle est chargée «dexaminer toutes situations datteinte aux droits de lHomme constatées ou portées à sa connaissance et dentreprendre toute action appropriée en la matière en concertation et en coordination avec les autorités compétentes», «de contribuer à lélaboration des rapports que lEtat doit présenter aux organes et comités des Nations-Unies», «dassurer des activités de médiation... pour améliorer les relations entre les administrations publiques et les citoyens» et détablir un rapport annuel «sur létat des droits de lHomme qui est communiqué au président de la République» et rendu public deux mois après. Le décret stipule que les membres de cette institution sont répartis comme suit : 4 membres de la présidence de la République, 2 membres du Conseil de la Nation, 2 membres de lAPN, un membre de chacune des institutions et organisations suivantes: Conseil supérieur de la magistrature, Conseil supérieur islamique, Haut Conseil de lamazighité, CNES, ONM, Croissant rouge algérien, Conseil de lordre des avocats, Conseil national de déontologie médicale, Conseil supérieur de léthique et de la déontologie des journalistes, un membre des ministères suivants: la Défense nationale, la Justice, lIntérieur et les Collectivités locales, les Affaires étrangères, lEducation nationale, la Jeunesse et les Sports, la Santé, la Communication et la Culture, la Protection sociale et la Solidarité nationale, deux membres «des organisations syndicales les plus représentatives des travailleurs» et 12 ou 16 membres (dont la moitié seront des femmes) représentants dassociations nationales «dont lobjet se rapporte aux droits de lHomme». Le mandat des membres de cette commission est de 4 années renouvelables.
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www.algeria-watch.org
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