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algeria-watch le 10 janvier 1999 communique:
APPEL URGENT - ATTEINTE AUX DROITS HUMAINS
Exp: Khelili Mahfoud, président du syndicat national des avocats algériens, président de la commission des droits de l'Homme et des droits de la défense auprès du barreau d'Alger, membre du réseau euro-méditerranéen des droits de l'Homme, 9 Avenue Gueboub Boualem, El-Harrach.
Familles jetées à la rue et abandonnées depuis près d'un mois
Famille Selmouni Tayeb, 8 enfants Famille Messaoudi Said, 3 enfants Famille Kribaa Mohamed, 10 enfants, dont un nourrisson Famille Benferrah Drifa, 3 enfants Famille Benamra Baya, 3 enfants Famille Messaoudi Hadjeres, 4 enfants, dont un nourrisson de 40 jour Famille Benomrane Brahim, 4 enfants dont un nourrisson de 40 jours Famille Ouissalah Aissa, 7 enfants, dont un nourrisson d'un mois Ces familles résident dans la commune de Boumerdes depuis plusieurs mois sinon plusieurs années pour quelques unes, dans un bidonville de la commune dit "Boukerroucha". Après avoir adresser de nombreuses demandes aux autorités, elles sont inscrites pour être recasées décemment dans des logements neufs, elles ont été contraintes de détruire leur baraques et d'accepter d'être placées en transit dans les tentes de la protection civile. Mais depuis novembre, le président de l'APC (maire) avec une intention évidente de les expulser de la commune, leur a retiré les tentes et confisqué tous leurs biens mobiliers comprenant leurs biens personnels tels que: couvertures, matelas, draps, vêtements, coffres et valises contenant leurs bijoux, leurs papiers et même leurs maigres économies, y compris des effets vestimentaires et les cartables de leurs enfants empêchés ainsi d'aller à l'école. Des ma constitution pour assurer leur défense, j'ai saisi le autorité suivantes, restées apparemment indifférentes à mon appel: - Président de la République - Ministre de l'Intérieur - Ministre de l'Habitat - Ministre de la Justice - Procureur général près de la cour de Boumerdes. Pour permettre à ces familles de reprendre leurs biens le président de l'APC exige d'elles de signer un engagement de quitter la ville de leur propre chef pour retourner à leur douar d'origine. C'est pourquoi il est impératif et urgent d'intervenir pour les mettre à l'abri d'un tel chantage inhumain constituant par le froid et les pluies abondantes de cet hivers, un crime à l'humanité. Copie au croissant rouge algérien pour être le seul à répondre. Signé Mahmoud Khelili
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