|
|||||
| Droits de l’homme en Algérie Freedom House critique le satisfecit américain Le Quotidien d'Oran, 28 décembre 2002 « Le gouvernement des Etats-Unis doit réviser ses récentes déclarations dans lesquelles il a fait l’éloge de la lutte algérienne contre le terrorisme et doit clarifier à l’Algérie que ses violations généralisées des droits de l’homme sont inexcusables», indique Freedom House dans une lettre adressée à William J. Burns, sous-secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères chargé du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. La réaction de l’ONG américaine fait suite aux déclarations de William Burns à Alger où il considérait que «les Etats-Unis ont beaucoup à apprendre de la lutte antiterroriste menée par l’Algérie». Par la voix de son directeur exécutif, Mme Jennifer Windsor, Freedom House considère que «de tels propos tolèrent la brutalité de la guerre menée par (les autorités) algériennes contre les islamistes et ses conséquences en matière de victimes civiles et de disparitions forcées». Elle souligne également que le gouvernement algérien n’a, jusqu’à présent, fourni «aucune information à propos des disparitions forcées ni présenté leurs auteurs devant la justice». Mme Windsor considère que ces déclarations du département d’Etat US donnent «main libre à l’Algérie» de poursuivre ces «dangereux dérapages» dans la lutte antiterroriste et constituent un «message accablant» pour les familles des disparus. La lettre adressée à William Burns demande au gouvernement des Etats-Unis d’inscrire à l’ordre de ses priorités, l’exercice de pressions sur le gouvernement algérien «pour le respect des droits de l’homme» et pour «mettre fin à la culture de l’impunité comme l’exige le combat contre les groupes extrémistes». L’ONG mène actuellement un programme d’assistance aux associations de défense des droits de l’homme qui s’occupent du dossier des disparitions forcées attribuées aussi bien aux groupes armés qu’aux forces de sécurité. Mohamed Mehdi
|
|||||
|
www.algeria-watch.org
|
|||||