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Résolution européenne sur lAlgérie Lappui des ONG internationales L'Actualite, 3 octobre 2002 Alors que ladoption de laccord dassociation par le Parlement européen (PE) est prévue pour le 9 octobre prochain, les ONG de défense de droits de lHomme (Amnesty International, la FIDH, Human Rights Watch) et le réseau euro-méditerranéen des droits de lHomme ont adressé une lettre aux parlementaires européens, les invitant à voter la résolution proposée par la commission des affaires étrangères du PE. Cette résolution visant à renforcer la défense et la promotion des droits de lHomme a été déposée le 12 septembre. Elle souligne labsence de mécanismes de suivi quant à lapplication de larticle 2 de laccord dassociation relatif au respect et à la promotion des droits de lHomme. Adressée le 30 septembre, cette lettre met en exergue les leçons tirées des accords dassociation précédents signés, entre autres, avec la Tunisie et le Maroc. Pour les ONG, larticle 2, tel quénoncé, a montré ses limites. "Il est devenu clair que les nobles sentiments exprimés dans larticle 2 exigent des références explicites et des mécanismes dévaluation sils veulent faire lobjet dune mise eu uvre significative", soulignent les ONG dans leur message aux élus européens. Les ONG de défense de droits de lHomme mettent en évidence la nonchalance des autorités algériennes lorsquil sagit de coopérer avec les ONG sur des sujets en rapport avec le respect des droits de lHomme. "Les demandes faites de longue date par le rapporteur spécial des Nations-unies sur les exécutions extrajudiciaires ( ) et le rapporteur spécial sur la torture nont pas non plus débouché sur des invitations à se rendre en Algérie", indiquent les ONG pour étayer leur demande. Que dire alors de la récente visite en Algérie, à linvitation du gouvernement, de Abdellatif Amor, rapporteur spécial de lONU chargé par la CDH de sinformer sur les libertés religieuses, qui a quitté Alger samedi dernier ? Mis également en exergue, le manque de précision des mécanismes dévaluation du respect des droits de lHomme en Algérie. Les ONG veulent des "audiences" annuelles destinées à évaluer lavancement des objectifs fixés entre les deux parties en matière de promotion de droits de lHomme. Concernant les disparus, une question prise en charge dans larticle 3 de la résolution, revient dans la lettre des ONG. "Les autorités algériennes ont jusquà présent négligé dentreprendre des enquêtes exhaustives, indépendantes et impartiales ( ). Les autorités algériennes ont également négligé de mettre en uvre les recommandations faites en août 1998 par le comité des droits de lHomme", souligne la lettre des ONG. Les ONG, comme la commission des affaires étrangères du Parlement européen, demandent la levée de létat durgence, une revendication portée par des partis politiques en Algérie. Les ONG voient en cette situation exceptionnelle la porte ouverte à un ensemble de dépassements ; il permet notamment un prolongement excessif de la garde à vue. Enfin, lappel des parlementaires européens aux autorités algériennes afin de mener la lutte antiterroriste dans le cadre du respect des droits de lHomme et de se pencher plus sérieusement sur la crise en Kabylie est vivement applaudi par les ONG. Les organisations de défense des droits de lHomme, lancées dans un véritable forcing pour pousser les parlementaires européens à "peser dun plus grand poids dans les relations entre lAlgérie et lUE" voient en cette résolution une "base à un contrôle parlementaire effectif de lapplication de larticle 2". Amine Ben Abdelkader |
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www.algeria-watch.org
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