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Droits de l'Homme Ouyahia répond à la demande d'Amnesty B.Djilali, Quotidien d'Oran d'oran, 23. Septembre 2000 Sollicité à propos de la demande d' Amnisty International de se rendre, encore une fois en Algérie, lors de la présentation du programme de Benflis à l'APN, le Secrétaire général du RND, ministre d'Etat et ministre de la justice, M.Ouyahia a répondu que « les portes restent ouvertes aux ONG ». En effet, dans le mémorandum transmis à la présidence, dans lequel elle fait le constat de la situation des droits de l'Homme en Algérie, rendue publique par le président Bouteflika, A.I. introduit sa demande « de se rendre à nouveau en Algérie avec une délégation de «haut niveau» afin de développer le dialogue avec les autorités du pays ». Selon M.Ouyahia, « le fait de rendre public le document, n'en déplaise aux détracteurs, est une pratique de transparence ». Cette démarche, décidée par les hautes autorités du pays, aura à se renouveler à chaque occasion. En fait, il s'agit d'une volonté d'introduire de nouvelles méthodes de communication dans le but de rendre à l'Etat sa crédibilité entamée par les années d'enfermement où les discours contradictoires avaient nourri les doutes et les suspicions quant à la responsabilité des uns et des autres dans la dérive. Dans ce sens, M.Ouyahia appelle tout le monde à assumer ses rôles. « Malgré les critiques injustes, l'Algérie a ouvert ses portes aux Ong. Les autorités ont pris leurs responsabilités, à Amnisty de prendre les siennes » a t-il dit. Quant au retard dans la réponse des autorités concernant sa nouvelle demande et dont prend acte A.I., la réaction du garde des Sceaux est sans ambiguïté. « On ne leur a pas refusé de venir » a t-il affirmé pour lever toute équivoque ajoutant « qu'ils (les représentants d'A.I.) peuvent venir à tout moment. Ils sont les bienvenus ». Il n'y a donc même pas de quoi polémiquer. Parce que, d'après lui, « la polémique est entretenue par ceux qui remuent les eaux du marécage ». Dans une récente déclaration, suite à la publication du rapport d'AI, le même Ouyahia a été plus virulent envers cette Ong dont il considère « le discours grossier ». Il se désole qu'elle soit la première à se rendre en Algérie, là où elle a voulu, s'entretenir avec qui elle a voulu et faire ensuite « une lecture politique bien connue et dont les relais sont parfaitement identifiés ». Dans sa mission, il s'agit en fait, « de créditer la thèse qui a été développée pendant des années, par ces mêmes milieux, selon laquelle,» en Algérie, il y a une violation massive des droits de l'Homme» ». De son côté, faut -il le rappeler, le président de la République a répondu aux critiques des Ong, dans son discours à New York. En effet, après avoir salué le mérite de ces organisations dans leur combat pour les droits de l'Homme et contre « la volonté persistante de domination et du culte du profit », le Président Bouteflika se fait plus critique, ne manquant pas de leur rappeler leurs défaillances. « Dans le cas de mon pays, par exemple, avait -il déclaré, certaines Ong sont allées jusqu'à contester le droit et le devoir de l'Etat de maintenir l'ordre public et de protéger les citoyens et leurs biens. Cependant que les responsables des actes odieux, perpétrés par le déchaînement aveugle de la violence, sont passés sous silence ou alors entourés de doute ». Cette position, non définie des Ong, est assimilée par le président à « un encouragement au crime et à la destruction ». Cependant, il met « ces comportements » sur le compte de l'ignorance de la situation qui prévalait dans le pays à cette période. « Je comprends que la particularité de la situation, l'impossibilité d'une présence sur place ont conduit à dépendre de sources d'information douteuses ». Et d'ajouter qu'il « ne met pas en cause la bonne foi de ces Ong ». Ces déclarations dénotent, manifestement, de la bonne volonté des autorités à « collaborer » avec toutes les Ong dans la transparence pour lever tous les doutes quant aux responsabilités dans les dépassements et les violations des droits de l'Homme. Dans ce sens, on peut comprendre la réaction de M.Ouyahia comme une nouvelle invitation à Amnisty ou une réponse favorable à sa demande.
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www.algeria-watch.org
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