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Amnesty International à Alger le 5 novembre Souhila A., Le Quotidien d'Oran, 30 octobre 2000 Sur invitation du président de la République qui avait déclaré au début de son mandat qu'il ferait de l'Algérie «une maison de verre», une mission d'Amnesty International serait attendue le 5 novembre prochain à Alger. Cette visite, deuxième du genre après celle effectuée en juin dernier par cette même organisation, s'étalerait sur 15 jours. La question des Droits de l'homme sera donc, une fois de plus, remise sur le tapis. Elle est à l'ordre du jour des rencontres entre «représentants de haut niveau» d'Amnesty et les responsables et autres «spécialistes algériens». C'est du moins ce que révèle la lettre «confidentielle» adressée il y a quelque temps par Amnesty au chef de l'Etat et publiée dans le quotidien El Moudjahid. Dans cette lettre, il est précisé qu'une demande relative à l'envoi d'une mission d'information de l'ONG, en septembre en Algérie, a été introduite au mois de mai dernier, auprès des autorités concernées mais aucune suite n'a été accordée à cette requête. Les responsables d'Amnesty promettent dans ce même écrit, de clarifier les interrogations soulevées par les autorités algériennes après publication du mémorandum sanctionnant le travail de leur dernière mission en Algérie. Pour rappel, dans son dernier rapport sur l'Algérie, Amnesty International avait critiqué certains aspects de la loi portant concorde civile notamment l'amnistie sans jugement des terroristes. Aussi le dossier des disparus et celui des patriotes occupe, il faut le souligner, une place de choix dans le rapport de cette organisation. Non clarifiées, ces questions seront, sans nul doute, soulevées une fois de plus, par la délégation qui se rendra prochainement en Algérie. Les collaborateurs de Roger Clarck qui dirigeait en juin dernier la mission européenne s'étaient, pour rappel, entretenus avec différentes associations. Ils avaient rencontré les représentants du gouvernement (le ministre de la Justice, celui de l'Intérieur...) et s'étaient même rendus sur les lieux des massacres (Relizane, Bentalha...) pour «voir plus net» disaient-ils. Bien qu'une amélioration de la situation sécuritaire en Algérie ait été notée dans le rapport publié une semaine après le retour de la délégation, il était attendu que des critiques à l'égard du pouvoir algérien soient formulées par l'ONG, et ce fut le cas. Pour revenir à cette nouvelle mission, elle aura pour particularité le fait qu'elle intervient sur invitation de la présidence de la République. Ce qui a déjà fait dire à certains que c'est un «non-événement». (...)
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www.algeria-watch.org
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