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Odeurs nauséabondes !
Par Mohamed Zaâf, Le Jeune Indépendant, 15 juin 2002 Les tueries reprennent du rythme et de lampleur, les civils en font les frais, et les tueurs samusent à faire un pied de nez aux forces censées protéger les biens et les personnes en Algérie. Des massacres commis avec une facilité déconcertante qui vient battre en brèche les assurances émises de Moscou, sur une rapide éradication dun terrorisme qui a pu au grand dam du petit peuple, survivre à toutes les menaces médiatiques, à toutes les attaques politiques et atteindre cahin-caha, lage de ladolescence. Aujourdhui face à une situation qui frise lincroyable, force est dadmettre encore une fois que quelque chose ne tourne pas rond. Laccusation lancée de lOuest, par le président de la République contre les gens qui financent le terrorisme, ne peut que rajouter au trouble suscité par le fameux «qui tue qui ?». Qui sont ces gens et pourquoi le président qui est aussi le chef suprême des forces armées, ne prend-il pas les mesures qui simposent ? Son ministre de lIntérieur, M. Yazid Zerhouni, a promis, une fois le carnage de Médéa accompli, un renforcement de la sécurité dans la région. La lacune réside-t-elle dans le nombre des forces de sécurité ou de leur équipement ? Cela est peu évident quant on sait quau moins un demi-million dAlgériens ont été dotés darmes, en dehors des forces régulières. Zerhouni, à qui échoit la gestion de la situation sécuritaire aux termes du texte sur létat durgence, avait déjà promis il y a belle lurette (à partir de la région de Chlef), des sanctions contre les responsables défaillants dans le domaine sécuritaire. Aujourdhui, son département qui na encore sanctionné personne, semble perdre du terrain notamment en ce qui concerne linformation sécuritaire avec louverture de cellules de communication au niveau des régions militaires. Une situation qui vient en appoint aux affirmations du professeur Issad, selon lesquelles, lAlgérie aurait glissé de létat durgence vers létat dexception. Décodés les propos de M. Issad donnent une domination du militaire sur le politique. Le manque defficacité, face au club des tueurs, ne trouverait-il pas en partie, ses origines dans un tiraillement de compétences, non encore tranché ? Le président ne semblait-il pas enchanté au début de son mandat, par la proposition de lAIS, de se mettre sous les ordres de lEtat pour combattre les GIA ? Ny avait-il pas un soupçon de regret dans le ton quil utilisait pour annoncer une fin de non recevoir militaire ? Un certain 16 septembre, le président avait pourtant reçu un chèque en blanc pour la paix. M. Z. |
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www.algeria-watch.org
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