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Rassemblement Les mères de disparus devant le Palais du gouvernement K. Selim, Le Quotidien d'Oran, 24 janvier 2002 Elles se sont réunies hier comme dhabitude devant le siège de la Commission nationale de promotion de défense et des Droits de lHomme, quelles continuent dappeler: ONDH. Par habitude aussi, comme ces réunions hebdomadaires où elles sacharnent à rappeler et à refuser loubli. Hier, elles ont beaucoup parlé du communiqué du gouvernement appelant à prendre en charge le problème des disparus. «De quels disparus parle le gouvernement?» se sont-elles demandées. Elles ont décidé daller vers le siège de leur gouvernement pour avoir une réponse à la question. Une trentaine dentre-elles débarquent vers onze heures devant le Palais du gouvernement. Un responsable de la sécurité leur ayant demandé ce quelles voulaient, elles lui répondent simplement: «nous voulons voir Ali Benflis». «Ce nest pas aussi simple» et les conciliabules durent. On évoque la possibilité de mandater une délégation mais la chose reste en lair. Elles attendent mais rien ne vient. Les portes du Palais du gouvernement se ferment. Alors, elles bougent comme elles savent le faire et le refaire depuis des années. Elles occupent la chaussée et bloquent la circulation pendant de longues minutes. Et elles crient, comme elles ont lhabitude de le faire et de le refaire sans cesse, pour vaincre le désespoir, pour ne pas sarrêter. Cette fois-ci, les cris sont destinés au Chef du gouvernement: «M. Benflis de quels disparus parlez-vous?». Elles doivent bien deviner que le communiqué parlait des disparus de la catastrophe de Bab El-Oued mais elles sentêtent. «Puisquil a utilisé le mot, nous linterpellons. Pourquoi refusent-ils de nous écouter, nous sommes un mouvement civique et citoyen. Nous voulons être reçues comme il a reçu les «ârouch». Nous sommes des Algériennes et nous ne demandons pas limpossible» clame Mme Kouidri, celle qui avait interpellé le Président de la république à la salle Harcha (Alger), à la fin de la campagne des présidentielles de 1999. Elles nont pas été reçues hier au Palais du gouvernement mais elles promettent déjà: «nous reviendrons».
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www.algeria-watch.org
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