Relizane

La marche des familles de disparus empêchée

Le Quotidien d'Oran, 20 septembre 2001

Relizane s’est réveillée, ce mercredi, dès 8 heures du matin, avec un important attroupement des familles de disparus sur l’esplanade du boulevard Khémisti.

Cette fois-ci, le cap des sit-in a été dépassé et le comité de ces familles, agissant sous l’égide de la LAADH, a décidé d’organiser une marche de protestation jusqu’à la Cour de justice.

L’accalmie des mois derniers, ayant suivi l’éviction de Hadj Fergane, est donc éphémère puisque ce sont quelque 70 membres des familles de disparus, dont la majorité sont des femmes augmentées de leurs proches, brandissant les photos des leurs et des pancartes de messages hostiles à Fergane, qui se sont heurtées à un important dispositif sécuritaire fait de brigades d’intervention rapide des CRS et de gendarmes.

Aux premiers pas de la marche, le service de l’ordre a dressé un barrage de policiers et ce furent de grandes bousculades. Les choses allaient dégénérer si ce n’étaient les pourparlers, engagés un peu plus loin sur l’esplanade entre un représentant des familles des disparus et un officier de la voie publique qui reprochait à ces familles le caractère illégal de la marche. Rendez-vous a été pris, la semaine prochaine, devant la Cour de Relizane pour un sit-in de protestation contre «l’attitude de la justice et de la gendarmerie dans le traitement des plaintes avec accusations nominatives, déposées par les familles des disparus.

Un peu plus tard, Hadj Smaïn, représentant de la LAADH, a tenu un point de presse où il a réédité les dires des membres des familles de disparus.

B. Benelhadj Djelloul

 

 

   
www.algeria-watch.org