Relizane

Les familles de disparus entament une grève de la faim

Benelhadj Djelloul B., Le Quotidien d'Oran, 9 mai 2002

La grève de la faim des familles des disparus, annoncée par le délégué du collectif, a bien eu lieu hier, dès les premières heures de la matinée, les trottoirs des deux côtés du boulevard Khémisti, artère principale de la ville, et celui de la cour de justice, se sont remplis de familles et de proches des disparus. Des vieux, des jeunes mais surtout des femmes ont répondu à l’appel. Ils étaient une centaine ou un peu moins à brandir leurs pancartes habituelles demandant la vérité sur le sort des leurs et implorent la justice pour punir les coupables. «Punir les assassins de tous bords» lit-on sur l’une de ces pancartes, placée au milieu d’affichage et portant des photos de parents disparus. Parmi l’assistance, un vieux, visiblement exténué, portant un longue barbe blanche récitait à voix basse, des versets coraniques. Pour lui, seules la justice et la volonté de Dieu prévaleront... Les femmes, elles, se consolaient, sans doute, en racontant aux quelques journalistes présents sur les lieux, les circonstances des enlèvements d’un ou de plusieurs de leurs parents et proches. Sur la bordure du trottoir, bien exposée face au Palais de justice, une banderole interpellait le ministre de la Justice pour ouvrir une enquête sérieuse sur les disparitions.

Mohamed Smaïn, représentant régional de la LADDH, présent sur les lieux est entré, lui aussi en grève de la faim par solidarité avec les familles des disparus.

 

 

 
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