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FAMILLES DES DISPARUS / Un sit-in dispersé par la force Les familles des disparus engagent un bras de fer avec le président de la République. Les représentants de ces familles disent être «choqués» par les propos tenus par Abdelaziz Bouteflika en France. F.M, El Watan, 24 juin 2000 Pour exprimer son mécontentement, l'Association nationale des familles de disparus (ANFD) a organisé, hier, un sit-in devant le siège de la Présidence de la République, à El Mouradia, à Alger. Selon Ighil Lila, présidente de l'ANFD, la police a dispersé le sit-in en bousculant les femmes. «De vieilles femmes, comme Mme Bachiri, qui est à la recherche de deux de ses enfants, a reçu des coups de pied», a révélé Ighil Lila. «C'est le comble pour cette femme qui a perdu quinze membres de sa famille dans la boucherie de Bentalha. Le bébé qui a été trouvé dans le four est son neveu», a relevé pour sa part Mme Kouidri, membre de l'ANFD. Selon d'autres témoignages, les bus et taxis allant vers El Mouradia ont été détournés et les usagers obligés d'en descendre. Ighil Lila a ajouté avoir reçu des menaces de la part d'officiers de police. «La Présidence de la République a reconnu officiellement le 17 août 1998 l'existence de personnes disparues suite à leur interpellation par des corps constitués de l'Etat. Le candidat Bouteflika est allé plus loin en estimant le chiffre des personnes disparues à 10 000. Depuis, à chaque sortie du président de la République, il ne cesse de clamer à la face des familles des personnes d'oublier et de tourner la page», a souligné l'ANFD dans un communiqué. Les animatrices de cette association, toujours non agréée, ont précisé que la paix ne peut pas être retrouvée sans prendre en charge les revendications de «toutes les victimes de la violence et du terrorisme».
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www.algeria-watch.org
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