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PROCÈS EN APPEL DES DÉLÉGUÉS
DE T’KOUT
De
lourdes peines ont été requises
L'Expression,
21 juin 2004
de trois à douze mois de prison ferme réclamés par
le procureur.
Jusqu’à l’heure où nous mettons sous presse,
le verdict, concernant les 28 personnes incarcérées, impliquées
dans les événements de T’kout n’a pas été prononcé par
le tribunal de Batna. Cependant, au cours du procès, une dizaine
d’avocats venus de Tizi Ouzou et d’Alger, se sont succédé hier,
devant la cour de Batna, pour tenter de convaincre l’assistance
judiciaire d’annuler le PV établi par la Gendarmerie à l’encontre
des 28 personnes, dont des délégués du mouvement
citoyen des Aurès, inculpées dans les événements
de T’kout le mois de mai dernier.
En usant de tout leur talent les avocats de la défense, dans de
remarquables réquisitoires ont assuré dans un jeu de mots,
que les chefs d’inculpation retenus contre leurs clients sont vides
de sens et le dossier ne contient aucune preuve à l’encontre
des détenus et que le procès est une affaire politique
dont les conséquences pourraient sans aucun doute conduire au
pourrissement de la situation.
Dans son intervention, le représentant du ministère public
a tout simplement reconduit les accusations retenues contre des mis en
cause, à savoir : atteinte à corps constitués, troubles,
coups et blessures volontaires et incendie volontaire, et a demandé la
condamnation des accusés à des peines allant de trois à douze
mois de prison ferme.
Pour rappel, ce procès entre dans le cadre des événements
de T’kout, qui sont survenus au lendemain de l’assassinat
du jeune Argani Chouaïb par un élément de la garde
communale de la wilaya de Taghit le 13 mai dernier. A souligner également
qu’un important dispositif sécuritaire a été déployé hier
pour la circonstance.
Arezki SAÂD
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