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Salaheddine Sidhoum libéré Aït-Chaâlal Mouloud, Le jeune Indépendant, 18 octobre 2003 Le militant des droits de l’homme Salaheddine Sidhoum, condamné par contumace en 1997 pour «assistance aux terroristes», a été acquitté jeudi après plusieurs jours de détention, ponctués par une grève de la faim pour protester contre son incarcération. Son fils Mohamed Amine, avait annoncé la nouvelle en parlant de la «fin du calvaire» pour son père alors que son avocat Me Miloud Brahimi qui faisait partie d’un collectif de onze avocats chargé de sa défense, avait déclaré à la sortie de l’audience que «M. Sidhoum a été totalement acquitté et aucune charge n’a été retenue contre lui». M.Sidhoum, ancien chirurgien orthopédiste à l’hôpital Mustapha, avait été condamné en 1997 par contumace à 20 ans de réclusion criminelle pour «soutien à des groupes terroristes». En fuite en Europe, il met fin, le 29 septembre dernier, à neuf ans de clandestinité en se présentant à la justice pour faire opposition de jugement. Il a été depuis incarcéré à la prison de Serkadji, en attente d’un procès qu’il n’avait eu de cesse de revendiquer depuis son exil. Il avait alors entamé une grève de la faim, qu’il a arrêtée dimanche dernier une fois fixée la date de son procès.Le parquet d’Alger avait expliqué mercredi que M.Sidhoum serait jugé en appel pour «appartenance à un groupe terroriste et apologie d’actes terroristes». Ce médecin, qui a toujours clamé son innocence, reconnaît néanmoins avoir soigné des islamistes tout comme il avait recueilli des informations et des témoignages sur des exactions des forces de sécurité algériennes, qu’il avait livrés à la presse et à des ONG internationales. Depuis l’Europe, il diffusait des rapports sur Internet dans lesquels il dénonçait «ces bavures commises dans la lutte contre le terrorisme».Son incarcération avait suscité un large mouvement de soutien à travers le monde.Au lendemain de son incarcération, Hocine Aït-Ahmed, leader du Front des forces socialistes (FFS), et Abdelhamid Mehri, ancien secrétaire général du FLN, avaient appelé à sa libération provisoire et son jugement. Le premier a également critiqué les conditions de sa détention et appelé le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan à intervenir auprès des autorités algériennes.Mardi, l’Iranienne Chirine Ebadi, prix Nobel de la paix, a exprimé son soutien à Sidhoum tout en s’inquiétant pour sa santé. Le même jour, des ONG françaises et des personnalités politiques ont lancé un appel pour un «procès équitable» du Dr Salah Sidhoum, incarcéré à la prison de Serkadji depuis le 29 septembre dernier. Soutenu par le Parti socialiste français et les Verts, l’appel a été signé par une dizaine d’ONG, dont les sections françaises des organisations internationales des droits de l’homme (Amnesty International, FIDH, Human Rights Watch), la LDH, Médecins du monde ainsi que l’historien algérien Mohamed Harbi. A.C.M. ----------------------------------- Acquittement de Salah Eddine Sidhoum ce jeudi Le Matin, 18 octobre 2003 «Salah Eddine Sidhoum a été totalement acquitté et
aucune charge n'a été retenue contre lui », a affirmé,
ce jeudi à la presse, Me Miloud Brahimi, l'un de ses avocats, à la
sortie de l'audience au tribunal criminel d'Alger. Acquittement en appel pour un militant des droits de l'homme condamné par contumace AP | 16.10.03 | 20:56 ALGER (AP) -- Le
militant des droits de l'Homme Salaheddine Sidhoum, condamné par contumace en 1997 pour «assistance aux terroristes»,
a été acquitté jeudi, a déclaré à l'Associated
Press son fils Mohamed Amine, qui s'est félicité de la «fin
du calvaire» pour son père.
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www.algeria-watch.org
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