Campagne Internationale pour la Libération
de Salah-Eddine Sidhoum

Prisonnier d’opinion

Annexe 6

A propos de l’article d’El Watan,
truffé de mensonges et d’inexactitudes

 

On parle d’abord d’un vaste réseau de soutien médical aux groupes armés démantelé puis, une ligne plus loin d’un groupe terroriste qui serait derrière plusieurs assassinats.

On parle d’un médecin généraliste de M’Sila dénommé Thabet El Ouel Mohamed. Il ne s’agit pas d’un médecin généraliste mais d’un spécialiste en physiologie, maître-assistant à l’université d’Alger, originaire de Tlemcen. Il était député du FIS d’Alger-centre. Il sera condamné à mort par l’OJAL (Organisation des Jeunes Algériens Libres, escadron de la mort de la Sécurité militaire, voir témoignage de Abdelkader Tigha) et échappera plusieurs fois à une exécution. Des civils armés feront irruption à son domicile à plusieurs reprises.

Le médecin cité dans l’article sous le nom de Ben Chérif Mohamed s’appelle en réalité Yahia Chérif Mohamed. Ce jeune médecin était étudiant lorsque j’exerçais à l’hôpital Mustapha et fut un ancien élève du Dr Lafri au même hôpital. Il n’a rien à voir avec la politique.

Le Dr Belbouab Lokman était maître-assistant en orthopédie à l’hôpital Mustapha. Il avait été candidat suppléant du RCD aux élections législatives de décembre 91 à Bab El Oued. Il s’est totalement retiré de la politique après son échec aux élections. Il s’était présenté le jour-même de la publication de l’article à la rédaction d’El Watan pour démentir les accusations portées contre lui. Son démenti sera publié par le quotidien précisant qu’il s’agissait d’un « homonyme » ( ?!).

Le Dr Benyoucef est également orthopédiste qui avait un cabinet aux Eucalyptus (Alger) avant de s’installer à Batna. Il n’avait aucune activité politique.

Plus loin, on parle de la collaboration de Lafri avec d’autres médecins et professeurs tels que Lamdjadani, Moulay et Belhamri.

Sur ces trois personnes citées, seul Lamdjadani est médecin. Moulay est mathématicien et Belhamri est employé des travaux mécaniques dans une société nationale.

Le journaliste passe de soins aux groupes armés à la programmation d’assassinats au cabinet de Lafri.

Et voila qu’il ajoute à ce « groupe de soutien médical » des noms de jeunes présentés comme auteurs d’assassinats dont M. Sidhoum n’a jamais entendu parler. Cette méthode policière d’amalgame était connue des avocats durant cette période. On ajoutait des noms de groupes accusés de meurtres à d’autres dossiers de citoyens pour les impliquer dans des affaires dites de « terrorisme ». Cela s’est vu dans l’affaire de l’aéroport et dans l’affaire Djaout à titre d’exemple.

De tout ce groupe M. Sidhoum connaît Lafri et les trois autres orthopédistes qu’il a côtoyés à l’hôpital Mustapha ainsi que les Drs Thabet et Lamdjadani qui furent des camarades de promotion lorsqu’ils étaient étudiants à la faculté de médecine et enfin le Pr. Moulay qui était un camarade de classe au Lycée de Ben Aknoun (tout comme Lafri).

 

 
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