COMITÉ DE SOUTIEN AU DR SALAH EDDINE SIDHOUM
c/o Algeria-Watch
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Pour contacter le comité:
M. Ahmed Manai (France) : 00 33 1 69 44 21 52 (presse francophone et arabophone)
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Communiqué n°2, Paris, 30 septembre 2003

Dr. Salah-Eddine Sidhoum entame une grève de la faim totale en raison des mesures disciplinaires imposées

Dr Salah Eddine Sidhoum qui avait été condamné en 1997 par contumace à 20 ans de prison s’est présenté le 29 septembre 2003 à la justice algérienne pour faire opposition au jugement. En droit algérien interne, il n'existe aucune autre possibilité de purge de la contumace que l’arrestation ou le fait de se constituer prisonnier.

Après l’audition chez le procureur il a été placé en détention à la prison de Serkadji. Il a aussitôt entamé une grève de la faim pour revendiquer des droits tels que la garantie d’un procès équitable et public, droit aux livres, journaux, la radio, le parloir rapproché etc.
Par mesure disciplinaire la direction de la prison l’a placé dans un cachot situé au sous sol de la prison Serkadji. Il s’agit d’une cellule exiguë, humide, froide, éclairée artificiellement 24h sur 24h. La direction lui a enlevé ses effets personnels et son eau minérale.

Salah-Eddine Sidhoum a entamé une grève de la faim totale, refusant toute alimentation et boisson pour protester contre ces sanctions et obtenir un régime et des conditions dans lesquelles sont assurés ses contacts avec le monde extérieur (famille, avocat, services sociaux et médicaux, organisations non gouvernementales).

Le Comité de soutien au Dr. Sidhoum rappelle que Dr. Salah-Eddine Sidhoum chirurgien et défenseur des droits de l’homme en Algérie, avait en raison de ses dénonciations des graves violation des droits de l’homme depuis 1992 fait l’objet en 1994 d’une campagne de calomnie, d’une tentative d’assassinat par les escadrons de la mort et en 1997 d’une condamnation à vingt ans de prison par contumace. Pour recouvrir sa liberté il avait décidé de se rendre à la justice.

Le Comité de soutien au Dr. Sidhoum exige que ces mesures disciplinaires soient immédiatement levées.

Le Dr. Sidhoum a droit à un procès rapide et équitable en conformité avec les normes internationales que l’Etat algérien s’est engagé de respecter. En attendant la date de son procès, et puisque la contumace a été purgée, il a droit à la liberté provisoire. En se constituant prisonnier, il a démontré sa volonté et son désir d’avoir un jugement contradictoire, ce qui signifie qu’en le mettant en liberté provisoire, sa représentation le jour du procès est assurée.

Le Comité de soutien au Dr. Sidhoum rappelle ses demandes auprès du gouvernement algérien :

1. d'assurer la sécurité et l'intégrité physique et psychologique du Dr Sidhoum Salah-Eddine et des membres de sa famille;

2. de respecter sa dignité, son droit d'avoir et de défendre ses opinions et sa croyance;

3. de lui garantir un procès équitable et public, par une juridiction indépendante et devant des observateurs d'organisations de défense des droits de l'homme nationales et internationales;

4. de faire respecter les principes de présomption d'innocence, de droit à la défense et de discussion contradictoire des charges, des preuves et des témoignages;

5. de faciliter l'obtention de visas aux observateurs étrangers pour qu'ils puissent se rendre en Algérie sans difficultés et dans des délais raisonnables.

6. d’éviter qu’il soit confronté à de nouvelles machinations dans le but de le condamner à de lourdes peines et le marginaliser.


Pour de plus amples informations veuillez consulter les documents relatifs à la campagne pour la libération de Dr. Salah-Eddine Sidhoum :
http://www.algeria-watch.org/fr/mrv/mrvrepr/sidhoum/sidhoum.htm

 

   
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