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COMITÉ DE
SOUTIEN AU DR SALAH EDDINE SIDHOUM
c/o Algeria-Watch
21 ter, rue Voltaire, 75011 Paris
sidhoum_soutien@algeria-watch.org
Paris, le 5 octobre 2003
Monsieur le Secrétaire Général de l’Organisation
des Nations-Unies, Kofi Annan
S/c de Monsieur/Madame
le Haut Commissaire des droits de l’homme
aux Nations Unies par intérim, Monsieur Bertrand Ramcharan
Monsieur le Secrétaire Général,
Nous, personnes
physiques et associations de divers pays, membres du Comité de soutien au Docteur Salaheddine SIDHOUM, de nationalité algérienne,
vous faisons part de notre extrême inquiétude sur le sort
du chirurgien, le Docteur Salaheddine SIDHOUM, incarcéré le
29 septembre à la prison de Serkadji, Alger (Algérie) et
qui mène une grève totale de la faim, mettant ainsi sa
vie en danger et s’exposant, dans tous les cas, à des séquelles
lésionnelles irréversibles.
De fait, le Dr Salaheddine
SIDHOUM, âgé de 56 ans, qui
se trouve en isolement total au sous-sol dans un cachot froid et humide,
sans vitre, éclairé 24 heures par jour, sans lit ni matelas,
voit son état physique se dégrader de jour en jour ; nous
avons appris ce matin par son fils qu’il est entré dans
un état pré-comateux du à une hypoglycémie,
Malgré cet état, il se voit toujours refuser soit la prise
de ses propres médicaments saisis par l’administration pénitentiaire,
soit l’admission à l’infirmerie de la prison.
Le Dr Salaheddine
SIDHOUM avait décidé d’entamer
cette grève de la faim totale, suite à un régime
punitif auquel il a été soumis dès son arrivée
en prison : confiscation de l’eau minérale (le directeur
de la prison a exigé une ordonnance médicale !) et de ses
objets personnels – vêtements de change, pyjama, savon, brosse à dents
etc. Le directeur de prison a retiré au Dr SIDHOUM ses médicaments,
aussi ceux contre l’ulcère d’estomac dont il souffre.
Il a fallu la protestation de ses avocats, plus tard, pour que ces seuls
médicaments lui soient restitués. De plus, ses entretiens
avec ses avocats se font en présence de deux gardiens, portant
gravement atteinte à la confidentialité des entretiens
du détenu avec ses défenseurs. Le Dr SIDHOUM est aussi
soumis à l’humiliation permanente, et fait l’objet
de fouille au corps avant et après chaque visite d’avocat.
Monsieur le Secrétaire Général
Le Dr SIDHOUM s’était volontairement présenté,
après neuf ans de clandestinité, devant le procureur-général
près de la Cour d’Alger pour s’opposer au jugement
de contumace prononcé contre lui en 1997, jugement qui le condamnait
in abstentia à 20 ans de prison. L’opposition anéantit,
selon le droit interne, le jugement de condamnation.
Ce chirurgien et
maître-assistant à la faculté de
médecine d’Alger, connu de longue date pour son engagement
en faveur des victimes de violations des droits de l’homme, qui
dénonçait l’usage des armes de guerre contre les
civils manifestants en octobre 1988 déjà, a fait l’objet
d’une campagne de diffamation (après avoir alerté en
1994 les autorités algériennes et l’opinion publique
internationale des crimes graves commis au nom de la lutte anti-terroriste),
suivie de menaces de mort avant d’être finalement condamné in
abstentia, en 1997, pour une prétendue appartenance à organisation
terroriste.
Depuis que le Dr
SIDHOUM s’est présenté au procureur,
notre Comité a saisi, conjointement avec d’autres organisations
de défense des droits de l’Homme (entre autres Algeria Watch,
Justitia Universalis, Amnesty International, Human Rights Watch, Ligue
Algérienne de Défense des Droits de l’Homme, Ligue
française des droits de l’Homme etc.) les autorités
algériennes, notamment Messieurs le Président de la République
et le Ministre de la Justice.
Il n’y a eu malheureusement aucune réaction de leur part.
Par contre, l’administration pénitentiaire a multiplié les
humiliations du Dr SIDHOUM malgré son état de santé alarmant
en raison, sans doute, de la pression des agents des services de sécurité civils
et militaires frustrés que le Dr SIDHOUM se soit livré lui-même à la
justice de son pays
Aussi, nous vous
prions Monsieur le Secrétaire Général
d’intervenir auprès des autorités algériennes
pour que, rapidement, des mesures soient prises afin d’éviter
une issue dramatique à la situation du Dr SIDHOUM. Il serait aussi
judicieux de leur rappeler leurs engagements internationaux de respecter,
particulièrement, les règles minima de traitement des détenus,
le principe de présomption d’innocence et le droit à un
procès rapide, équitable et public.
Veuillez agréer, Monsieur le Secrétaire-Général,
l’expression de notre profond respect.
COMITÉ DE SOUTIEN AU DR SALAH EDDINE SIDHOUM
ABDI Nourredine. Sociologue. Chercheur CNRS. France
ADDI Lahouari. Professeur Sociologie politique. IEP de Lyon.
AGGOUN Lounis, Informaticien
AISSAOUI Ali Dr., France
AIT-AHMED Hocine (Suisse)
AIT-AHMED Jugurtha (Suisse)
ALLILI Larbi, Scientifique, Justitia Universalis, Hollande.
ASSAM Yahia, Chargé des relations avec les ONG, LADDH
ATTAF Rabha, journaliste, France
AYADI Abderraouf, Avocat - Conseil National pour les Libertés –Tunisie
AZEMA-PEYRET Brigitte (Institut des droits de l'Homme au bareau de Bordeaux)
BELMOUHOUB Nourredine, Alger
BENAISSA Rachid (Pr.). Expert. UNESCO. Paris.
BENABDELMOUMENE Saléha. Informaticienne (France) ; Militante pour
les Droits des Femmes en Algérie.
BEN AMOR Samir. Avocat. Militant des droits de l’homme. Tunis
BENAYADA Rachid. Juriste. France.
BENCHIKH Madjid, professeur de droit, Paris
BENDERRA Omar. Consultant. France.
BENOZENE Leila, Conseillère en formation, France.
BEN SALEM Ali. Président de l’Amicale Nationale des Anciens
Résistants Tunisiens. Bizerte.
BEN SALEM Moncef. (Pr.) Mathématicien - En résidence surveillée
depuis 12 ans en Tunisie- Président Honoraire de l'ITRI
BEN-YOUCEF Lotfi (Dr), Chirurgien. Etats-Unis
BOUABDELLAH Hassen, Cinéaste, Ecrivain
BOZZO Anna, Historienne (Comité international pour la paix en
Algérie), Italie
BRAHAMI Mostafa, Dr. Sciences Economiques, Chercheur Ethique et Management,
Lausanne- Suisse
BRAHIMI Abdelhamid, Professeur, Directeur Général, Centre
for Maghreb Studies, Londres. Ancien premier ministre (1984-1988)
BURGAT François (CNRS, Sanaa, Yémen), membre du CIPA (Comité international
pour la paix en Algérie)
CHEBIH Ould Cheikh Melanine (Dr). Ancien ministre, président du
Front Populaire Mauritanien- (Coprésident de l'ITRI)
CHEKRAOUI Khalid (Maroc) Informaticien.
CHOUITER Sofiane, Avocat, Justitia Universalis, LADDH-Constantine
DAOUD Kamel. Professeur de Médecine. Président Association
Algérie-Droits de l’Homme pour tous. Paris.
DARWICH Raouf (Dr), Mathématicien, Université d’Angers.
DHINA Mourad Dr (Algérie).
DUTOUR Nassera Collectif des Familles de Disparu(e)s en Algérie
ELMANDJRA Mahdi , Professeur, Universite Mohamed V, Rabat, Maroc
ESSID Béchir, Bâtonnier de l'ordre des avocats, Tunis.
GAOUAR Badia. Avocate. Militante des Droits de l’Homme. Alger
GENESTET Vincent , Consultant, France
GEZE François. PDG Editions La Découverte, CIPA (Comité international
pour la paix en Algérie)
GILQUIN Michel. Chercheur. Casablanca. Maroc.
GRAAMAND Erla. Danemark
GUEMAR, Soleiman Adel, Algérie
GUIDOUM Amor, Dr. Chercheur, Suisse
HAGGAG Nail. Directeur de l’APHRA (The Arab Program for Human Rights
Activists. Egypte).
HAMANI Mohamed Tahar. Dr. Médecin. Algérie
HANIFI Ahmed. Formateur. (France)
HARBI Mohamed. Historien. France.
HOLENWEG Pascal. Politologue. Genève (Suisse)
KADI Amina. (Dr). Mathématicienne. France.
KAÏS El Azzaoui (Dr), Directeur du journal Al Jarida. Baghdad.
KERVYN Jeanne. Sociologue. Membre du CIPA (Comité international
pour la paix en Algérie) Belgique.
KHANDJANI Djimukai. Journaliste. Iran.
KOUTCHOUKALI Anouar, Traducteur, Justitia Universalis, La Haye. Pays
Bas
LALLALI Nadia
MAATER Abdelwaheb. Avocat. Tunis.
MANAI Ahmed. Président Institut Tunisien des Relations Internationales.
(ITRI)
MANNA Haytham (Dr). Porte-parole Commission Arabe des Droits de l’Homme
(ACHR)
MELLAH Salima. Journaliste. Algeria-Watch.
MERZOUKI Moncef (Pr.). Professeur de médecine. Commission arabe
des Droits de l’Homme
MISEREZ Marc-André, Journaliste, Swissinfo - Radio suisse internationale,
Berne – Suisse
MOSBAH Mehdi. Technicien. Paris. (France)
MOULAY Mohamed Saïd. Professeur de mathématiques. Université de
Bab Ezzouar.Alger.
NOUAYDI Abdelaziz. Organisation Marocaine des Droits de l’Homme
(OMDH).
NOURI Mohamed. Avocat. Président de l'Association de soutien aux
prisonniers politiques (AISPP). Tunis.
QUINTAL Yves. Vice-président du Comité pour la Paix Civile
et la démocratie en Algérie (CPCDA). Directeur d’école.
REZIG Missoum. Universitaire. Chlef. (Algérie)
ROLLINDE Marguerite. Association Hourrya/Liberté
RUF Werner, Professseur de relations internationales (retraité),
Université de Kassel. Allemagne. Membre du CIPA (Comité international
pour la paix en Algérie).
SAMRAOUI Mohammed, ex officier supérieur de l´armée
nationale.
SAMYGIN Anastasia étudiante, Belgique
SATOUR Khaled, Universitaire, France.
SFAR Mondher, Collectif de la Communauté Tunisienne en Europe
SIDHOUM Abdeslam (Canada)
SIMOZRAG Ahmad, membre fondateur de Justicia Universalis, Algérie
SLUMP-BRINKHORST Katinka , juriste, Heiloo, Pays-Bas
SMAIN Mohamed. LADDH, Relizane. Algérie
SOUAÏDIA Habib. Ex-officier de l’armée nationale. Auteur
de « La sale guerre ».
SOUFI-RICHARD Joumana. Sociologue. France.
TAHRI Mohamed, Avocat, membre LADDH.
TALEB IBRAHIMI Khaoula, professeur. Université d’Alger.
TAOUTI Brahim. Président Justitia Universalis. Danemark.
VIDAL-NAQUET Pierre. Historien. France.
YAHIAOUI Mokhtar. Président du centre Tunisien pour l'indépendance
de la justice (CTIJ), Membre du comité directeur de l'association
Tunisienne de soutien aux prisonniers Politiques (AISPP).
ZEHOUANE Hocine, avocat, vice-président de la LADDH. Algérie
Organisations :
· Algeria-Watch.
·
Algérie-Droits de l’Homme pour Tous (ADHT).
· Arab Commission for Human Rights (ACHR).
· Arab Program for Human Right Activists (APHRA).
·
Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF).
·
HIJRA International Organisation, Genève.
· Institut Tunisien des Relations Internationales. (ITRI).
· Justitia Universalis, La Haye (Hollande).
·
Ligue française des droits de l'Homme
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