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COMITÉ DE
SOUTIEN AU DR SALAH EDDINE SIDHOUM
c/o Algeria-Watch
21 ter, rue Voltaire, 75011 Paris
sidhoum_soutien@algeria-watch.org
Monsieur Bachir Adda
Directeur de la prison Serkadji
Bab-El-Jedid
Alger
Fax : 00 213 21 97 95 37
Objet : Appel
pour le respect des droits et l’hospitalisation
urgente du Dr Sidhoum
Paris, le 9 octobre 2003
Monsieur le Directeur,
Dr Salah-Eddine
Sidhoum a été transféré dans
votre établissement le 29 septembre 2003 et placé dans
une cellule d’isolement au sous-sol, une cellule humide, avec une
fenêtre sans vitre, subissant la lumière artificielle 24h
sur 24h. De plus, il est envahi par les rats et les poux.
Il s’agit là d’une véritable sanction disciplinaire
qui a été ordonnée par vos soins à la suite
de l’annonce de M. Sidhoum par écrit d’avoir entamé une
grève de la faim afin d’obtenir ses droits de détenu
d’opinion.
Pour protester
contre cette mesure arbitraire M. Sidhoum a décidé de
durcir sa grève et de ne pas absorber ni eau ni sucre.
Cette grève de faim totale dure depuis le 30 septembre. L’état
de santé du Dr. Sidhoum se détériore quotidiennement.
Il a perdu 9 kg et présente différents signes alarmants.
D’ailleurs un rapport vous a été remis par la médecin
de votre établissement recommandant un transfert dans un établissement
hospitalier. Pour seule réponse vous avez proposé de transférer
M. Sidhoum dans une cellule de l’infirmerie réservée
aux tuberculeux !
Permettez-nous
de faire appel à l’article 22, alinéa
2 de l’ensemble des règles minima pour le traitement des
détenus, adopté par le premier Congrès des Nations
Unies pour la prévention du crime et le traitement des délinquants,
tenu à Genève en 1955 et approuvé par le Conseil économique
et social dans ses résolutions 663 C (XXIV) du 31 juillet 1957
et 2076 (LXII) du 13 mai 1977.
Cet article stipule
:
Pour les malades qui ont besoin de soins spéciaux, il faut prévoir
le transfert vers des établissements pénitentiaires spécialisés
ou vers des hôpitaux civils. Lorsque le traitement hospitalier
est organisé dans l'établissement, celui-ci doit être
pourvu d'un matériel, d'un outillage et des produits pharmaceutiques
permettant de donner les soins et le traitement convenables aux détenus
malades, et le personnel doit avoir une formation professionnelle suffisante.
De plus, aux termes
de la Déclaration des principes fondamentaux de
justice relatifs aux victimes d’abus de pouvoir, victimes définies
comme étant ceux qui ont subi, notamment, une atteinte grave à leurs
droits fondamentaux, et qui sont poursuivis ou même déclarés
coupables, le terme victime incluant la famille proche et les personnes à charge,
le Dr SIDHOUM doit bénéficier de toute mesure de protection de
sa sécurité en le préservant des manœuvres d’intimidation
et des représailles (articles 1, 2 6/d) et 18). Enfin, il ne vous échappe
pas, monsieur le Directeur, que le Code de conduite pour les responsables de
l’application des lois adopté par l’Assemblée générale
de l’ONU le 17 décembre 1979, vous impose de “respecter
et protéger la dignité humaine, défendre et protéger
les droits fondamentaux de toute personne” (article 2), et de veiller
en particulier, selon son article 6, à ce que la santé du Dr
SIDHOUM dont vous avez la garde “soit pleinement protégée”.
Selon ce texte vous avez l’obligation, sans pouvoir invoquer un ordre
des supérieurs ou des circonstances exceptionnelles, de “prendre
immédiatement des mesures pour que des soins médicaux soient
dispensés chaque fois que cela s’impose” comme dans ce cas.
Aussi l’hospitalisation du Dr Sidhoum est-elle une nécessité absolue
qui ne doit souffrir, à notre sens, d’aucune hésitation.
Nous vous saurions
gré de prendre les dispositions qui s’imposent
pour d’une part accorder les droits qui reviennent à M. Sidhoum
qui n’est pas un détenu de droit commun et qui de plus bénéficie
de la présomption d’innocence et d’autre part de lui fournir
le traitement médical approprié dans un hôpital. Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, nos sincères
salutations.
Le Comité de Soutien
ABDI Nourredine. Sociologue. Chercheur CNRS. France
ADDI Lahouari. Professeur Sociologie politique. IEP de Lyon.
AGGOUN Lounis, Informaticien
AISSAOUI Ali Dr., France
AIT-AHMED Hocine (Suisse)
AIT-AHMED Jugurtha (Suisse)
ALLILI Larbi, Scientifique, Justitia Universalis, Hollande.
ASSAM Yahia
ATTAF Rabha, journaliste, France
AYADI Abderraouf, Avocat - Conseil National pour les Libertés –Tunisie
AZEMA-PEYRET Brigitte (Institut des droits de l'Homme au bareau de Bordeaux)
BELMOUHOUB Nourredine, Alger
BENAISSA Rachid (Pr.). Expert. UNESCO. Paris.
BENABDELMOUMENE Saléha. Informaticienne (France) ; Militante pour
les Droits des Femmes en Algérie.
BEN AMOR Samir. Avocat. Militant des droits de l’homme. Tunis
BENAYADA Rachid. Juriste. France.
BENCHIKH Madjid, professeur de droit, Paris
BENDERRA Omar. Consultant. France.
BENOZENE Leila, Conseillère en formation, France.
BEN SALEM Ali. Président de l’Amicale Nationale des Anciens
Résistants Tunisiens. Bizerte.
BEN SALEM Moncef. (Pr.) Mathématicien - En résidence surveillée
depuis 12 ans en Tunisie- Président Honoraire de l'ITRI
BEN-YOUCEF Lotfi (Dr), Chirurgien. Etats-Unis
BOUABDELLAH Hassen, Cinéaste, Ecrivain
BOZZO Anna, Historienne (Comité international pour la paix en
Algérie), Italie
BRAHAMI Mostafa, Dr. Sciences Economiques, Chercheur Ethique et Management,
Lausanne- Suisse
BRAHIMI Abdelhamid, Professeur, Directeur Général, Centre
for Maghreb Studies, Londres. Ancien premier ministre (1984-1988)
BURGAT François (CNRS, Sanaa, Yémen), membre du CIPA (Comité international
pour la paix en Algérie)
CHEBIH Ould Cheikh Melanine (Dr). Ancien ministre, président du
Front Populaire Mauritanien- (Coprésident de l'ITRI)
CHEKRAOUI Khalid (Maroc) Informaticien.
CHOUITER Sofiane, Avocat, Justitia Universalis, LADDH-Constantine
DAOUD Kamel. Professeur de Médecine. Président Association
Algérie-Droits de l’Homme pour tous. Paris.
DARWICH Raouf (Dr), Mathématicien, Université d’Angers.
DHINA Mourad Dr (Algérie).
DUTOUR Nassera Collectif des Familles de Disparu(e)s en Algérie
ELMANDJRA Mahdi , Professeur, Universite Mohamed V, Rabat, Maroc
ESSID Béchir, Bâtonnier de l'ordre des avocats, Tunis.
GAOUAR Badia. Avocate. Militante des Droits de l’Homme. Alger
GENESTET Vincent , Consultant, France
GEZE François. PDG Editions La Découverte, CIPA (Comité international
pour la paix en Algérie)
GILQUIN Michel. Chercheur. Casablanca. Maroc.
GRAAMAND Erla. Danemark
GUEMAR, Soleiman Adel, Algérie
GUIDOUM Amor, Dr. Chercheur, Suisse
HAGGAG Nail. Directeur de l’APHRA (The Arab Program for Human Rights
Activists. Egypte).
HAKIKI Fawzi, radio clapas, Montpellier
HAMANI Mohamed Tahar. Dr. Médecin. Algérie
HANIFI Ahmed. Formateur. (France)
HARBI Mohamed. Historien. France.
HOLENWEG Pascal. Politologue. Genève (Suisse)
KADI Amina. (Dr). Mathématicienne. France.
KAÏS El Azzaoui (Dr), Directeur du journal Al Jarida. Baghdad.
KERVYN Jeanne. Sociologue. Membre du CIPA (Comité international
pour la paix en Algérie) Belgique.
KHANDJANI Djimukai. Journaliste. Iran.
KOUTCHOUKALI Anouar, Traducteur, Justitia Universalis, La Haye. Pays
Bas
LALLALI Nadia
MAATER Abdelwaheb. Avocat. Tunis.
MANAI Ahmed. Président Institut Tunisien des Relations Internationales.
(ITRI)
MANNA Haytham (Dr). Porte-parole Commission Arabe des Droits de l’Homme
(ACHR)
MELLAH Salima. Journaliste. Algeria-Watch.
MERZOUKI Moncef (Pr.). Professeur de médecine. Commission arabe
des Droits de l’Homme
MISEREZ Marc-André, Journaliste, Swissinfo - Radio suisse internationale,
Berne – Suisse
MOSBAH Mehdi. Technicien. Paris. (France)
MOULAY Mohamed Saïd. Professeur de mathématiques. Université de
Bab Ezzouar.Alger.
NOUAYDI Abdelaziz. Organisation Marocaine des Droits de l’Homme
(OMDH).
NOURI Mohamed. Avocat. Président de l'Association de soutien aux
prisonniers politiques (AISPP). Tunis.
QUINTAL Yves. Vice-président du Comité pour la Paix Civile
et la démocratie en Algérie (CPCDA). Directeur d’école.
REZIG Missoum. Universitaire. Chlef. (Algérie)
ROLLINDE Marguerite. Association Hourrya/Liberté
RUF Werner, Professseur de relations internationales (retraité),
Université de Kassel. Allemagne. Membre du CIPA (Comité international
pour la paix en Algérie).
SAMRAOUI Mohammed, ex officier supérieur de l´armée
nationale.
SAMYGIN Anastasia étudiante, Belgique
SATOUR Khaled, Universitaire, France.
SEBAAOUI Ali, ingénieur informatique et professeur de Mathématiques
et physique chimie, Lille
SFAR Mondher, Collectif de la Communauté Tunisienne en Europe
SIDHOUM Abdeslam (Canada)
SIMOZRAG Ahmad, membre fondateur de Justicia Universalis, Algérie
SLUMP-BRINKHORST Katinka , juriste, Heiloo, Pays-Bas
SMAIN Mohamed. LADDH, Relizane. Algérie
SOUAÏDIA Habib. Ex-officier de l’armée nationale. Auteur
de « La sale guerre ».
SOUFI-RICHARD Joumana. Sociologue. France.
TAHRI Mohamed, Avocat, membre LADDH.
TALEB IBRAHIMI Khaoula, professeur. Université d’Alger.
TAOUTI Brahim. Président Justitia Universalis. Danemark
TALAHITE Nedjma, enseignante, Montpellier
VIDAL-NAQUET Pierre. Historien. France.
YAHIAOUI Mokhtar. Président du centre Tunisien pour l'indépendance
de la justice (CTIJ), Membre du comité directeur de l'association
Tunisienne de soutien aux prisonniers Politiques (AISPP).
ZEHOUANE Hocine, avocat, vice-président de la LADDH. Algérie
Organisations :
· Algeria-Watch.
·
Algérie-Droits de l’Homme pour Tous (ADHT).
· Arab Commission for Human Rights (ACHR).
· Arab Program for Human Right Activists (APHRA).
·
Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF).
·
HIJRA International Organisation, Genève.
· Institut Tunisien des Relations Internationales. (ITRI).
· Justitia Universalis, La Haye (Hollande)
·
Ligue algérienne de défense des droits de l'Homme (LADDH)
·
Ligue française des droits de l'Homme
· UNIR
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