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Collectif des familles de disparu(e) en Algérie COMMUNIQUÉ URGENT Détention du Dr Salah-Eddine Sidhoum Paris, le 1er octobre 2003 Lundi 29 septembre 2003, le Dr Salah-Eddine Sidhoum, chirurgien et militant algérien des droits de l’homme, s’est rendu à la justice après neuf ans de clandestinité et de harcèlement par les autorités algériennes. Ce défenseur des droits humains de la première heure avait déjà été arrêté en 1980 pour avoir diffusé une pétition réclamant la libération des prisonniers du « printemps berbère ». Après les événements d’octobre 1988, il avait alerté les opinions publiques nationale et internationale sur l’usage par les forces de sécurité de la torture, les exécutions extrajudiciaires et les disparitions forcées. Échappant à une tentative d’assassinat en décembre 1994, il a décidé d’entrer dans la clandestinité jusqu’à ce que, épuisé par ces neuf années, il décide de se rendre aux autorités judiciaires algériennes. En 1997, le Dr Sidhoum a été condamné par contumace à vingt ans de prison sur le fondement d’une disposition relative aux actes terroristes et à la sûreté de l’État. Placé sous mandat de dépôt lundi soir, le Dr Sidhoum a été incarcéré à la prison de Serkadji où il a, dès son arrivée, entamé une grève de la faim. Ses geôliers lui ont immédiatement confisqué tous ses effets personnels, y compris ses vêtements et le nécessaire pour une hygiène minimale. Par mesure disciplinaire contre sa grève de la faim, les responsables de la prison ont placé le Dr Sidhoum en cellule d’isolement, dans des conditions d’hygiène et de confort infâmes. Seule une couverture lui a été laissée pour pouvoir dormir, à même le sable et les gravats qui jonchent le sol. Les toilettes sont à ciel ouvert, dégageant une odeur nauséabonde ne laissant aucun doute quant à l’état déplorable des conditions d’hygiène de ce cachot minuscule, en sous-sol, froid et très humide. La lumière reste allumée 24 heures sur 24, interdisant tout assoupissement. Le Dr Sidhoum n’a même pas pu recevoir l’eau minérale apportée par ses proches, les responsables prétextant qu’une ordonnance médicale était nécessaire. Hier, mardi 30 septembre
2003, Salah-Eddine Sidhoum, considérablement
affaibli, a décidé d’entamer une grève totale
de la faim, sans eau ni sucre, pour protester contre ces conditions de
détention.
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www.algeria-watch.org
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