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Amnesty International Algérie
Août 2003 SALAHEDDINE SIDHOUM,
médecin et défenseur algérien
des droits humains, vit dans la clandestinité depuis près
de neuf ans. Il aimerait reprendre une vie normale mais court le risque
d'être arrêté, jugé de manière inéquitable
et emprisonné s'il se présente aux autorités. En 1997, alors qu'il se cachait toujours, Salaheddine Sidhoum a été condamné par contumace à une peine de vingt ans d'emprisonnement pour avoir troublé l'État et pour d'autres chefs d'inculpation liés à des "actes terroristes ou subversifs". Comme des centaines d'autres procès ayant eu lieu sur la base d'accusations similaires au cours des années 1990, le procès de Salaheddine Sidhoum était contraire aux règles d'équité les plus élémentaires. En vertu de la loi algérienne, s'il sort de la clandestinité pour se présenter aux autorités, le verdict de 1997 sera annulé et un nouveau procès aura lieu sur la base des mêmes inculpations. Depuis qu'il est entré dans la clandestinité, Salaheddine Sidhoum a continué de rassembler des informations sur les atteintes aux droits humains commises en Algérie, recueillant des témoignages et les publiant sur Internet. Plusieurs autres militants algériens qui ont effectué des recherches et fait campagne sur les droits humains dans les années 1990 vivent aujourd'hui en exil après avoir reçu des menaces de mort dirigées contre eux ou contre des membres de leur famille. Veuillez écrire aux autorités algériennes pour leur demander de veiller à ce que Salaheddine Sidhoum puisse exercer son droit à la liberté d'expression et recueillir et diffuser des informations sur la situation des droits humains sans craindre des représailles ou des poursuites judiciaires. S'il est jugé de nouveau pour des infractions prévues par la loi, son procès devra se tenir dans les meilleurs délais et être conforme aux normes internationales d'équité. Envoyez vos appels au ministre de la Justice : |
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www.algeria-watch.org
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