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Etat général de la répression et des arrestations d’étudiants de la faculté des sciences politiques et de la communication(Ce présent rapport est établi selon les déclarations et les témoignages des étudiants membres du Collectif autonome des étudiants de l’Université d’Alger ainsi que sur la base des documents officiels en leur possession). « D’une génération à l’autre, la lutte pour les libertés démocratiques, la justice sociale et le rejet de l’arbitraire fissurera le carcan dictatorial » Liste des étudiants accusés de « destruction de l’administration » de la Cité Universitaire TALEB Abderrahmane (Ben Aknoun-Alger), le 12/12/2004 :- Merzouk HAMITOUCHE : 3ème année en sciences politiques 1-Etudiants arrêtés et mis sous mandat de dépôt à la prison d’El Harrach :1.HAMITOUCHE Merzouk, arrêté le 13/12/2004 à L’ITFC - DELLAL Moh el Mouloud, a été convoqué par le juge d’instruction du tribunal de Bir-Mourad-Rais le16/01/2004 à 10H00, et mis en liberté provisoire. 2-Etudiants arrêtés puis mis en liberté provisoire :Arrêtés le 10/01/2005 à l’intérieur même de la faculté à 21h 30 et libérés le12/01/2005 à 17h 30 1.RAHMANI Hocine Etudiants accusés d’avoir pris en otage des personnes :1.AMMOUR Salah Ces dix derniers étudiants sont considérés en état de fuite, et n’ont pas encore reçu de convocations des autorités judiciaires. NB : le collectif d’étudiants détient les deux écrits signés par l’administration. CHRONOLOGIE DES EVENEMENTSDimanche 12 /12/2004 : Aux environs de 18h00, un rassemblement de 600 étudiants environ, s’est tenu au niveau de la cour de la cité universitaire TALEB Abdérrahmane de Ben-Aknoun, en face de la direction générale et cela en présence du directeur. Des clarifications ont été demandées à ce dernier au sujet de la plateforme de revendications remise au début de l’année universitaire, portant les points suivants : 1-Ouverture du club Internet dans la cité. Le directeur refusera de prendre en charge les revendications et de recevoir les délégués des étudiants au sein de son bureau. Au même moment, une coupure de courant surviendra, plongeant la cité dans le noir. Cette situation due à la défaillance électrique, profitera à un groupe d’étudiants non identifiés pour saccager les bureaux et le matériel de l’administration alors que les représentants réels des étudiants et qui encadraient ce rassemblement pacifique perdaient le contrôle de la situation. BABI Achour : membre de l’association Lundi 13/12/2004 : A la mi-journée et plus précisément à 12h30, les services de sécurité ont procédé à l’arrestation de l’étudiant HAMITOUCHE Merzouk, devant le portail de la faculté des sciences politiques et de la communication qui sera mis en garde à vue au commissariat de Bouzaréah. Juste après cette arrestation, les étudiants se rassembleront à l’intérieur de l’enceinte universitaire et décideront d’occuper les lieux jusqu'à la libération de leur camarade. Réunis en assemblée générale, ils se constitueront en Collectif Autonome des Etudiants de l’Université d’Alger. Mardi 14/12/2004 : L’étudiant Hamitouche Merzoug, est présenté après sa garde à vue, devant le procureur puis le juge d’instruction du tribunal de Bir-Mourad-Rais. Il sera mis sous mandat de dépôt et immédiatement incarcéré en fin de journée à la prison d’El-Harrach. Cette arrestation arbitraire suivie d’incarcération de leur camarade provoquera la colère des étudiants. Ils décideront alors de maintenir l’occupation de l’enceinte universitaire et désigneront des délégations afin de prendre attache auprès du ministère de l’enseignement supérieur, de l’ONOU, du rectorat, de la presse, des partis politiques et de la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme (LADDH). Mercredi 15/12/2004 : Tôt dans la matinée, les étudiants en grève ont été surpris de la présence d’un important dispositif de sécurité à l’intérieur même de la faculté, intimant l’ordre aux étudiants d’évacuer les lieux suite à la décision surprenante du recteur d’avancer les vacances d’hiver d’une journée alors qu’elles étaient prévues pour le jeudi 16 décembre 2004. Du jeudi 16/12/2004 jusqu’au samedi 02/01/2005, c'est-à-dire durant les vacances, une délégation d’une vingtaine d’étudiants de la cité universitaire TALEB Abderrahmane était restée mobilisée, afin de poursuivre les contacts avec les différents organismes contactés ainsi qu’avec le collectif d’avocats qui s’était constitué juste après l’arrestation de notre camarade et qui était constitué de : Me BOUCHACHI Mustapha. Dimanche 02/01/ 2005 au 09/01/2005 Le collectif des étudiants maintiendra la grève illimitée au niveau de la faculté des Sciences politiques et de l’Information, multipliant les appels à la solidarité auprès des autres facultés d’Alger (notamment de Bouzaréah, l’université Benyoucef Benkhedda), mais aussi auprès des universités de Tizi-Ouzou, Boumerdes, Bejaia et Sétif, par l’organisation de rassemblements de soutien et de signature d’une pétition exigeant la libération des détenus arbitrairement incarcérés. Lundi 10/01/2005 : « nuit d’horreur et de bastonnades » 11H : les étudiants organisent une marche à l’intérieur de l’Institut des Sciences politiques, suivie d’un sit-in devant l’entrée principale de l’administration. 17H : une délégation se rend à l’administration pour demander la venue du recteur en vue de dialoguer. 17h20 : sortie de la délégation pour informer les étudiants de la réponse négative et du refus du recteur de se déplacer sur les lieux. Suite à cela, les étudiants décident à l’unanimité d’occuper les lieux jusqu'à la venue du recteur. 20h40 : Intrusion de fourgons des CNS à l’intérieur de l’Institut des Sciences politiques. L’officier chargé de la sécurité de l’arrondissement de BEN AKNOUN fixe un ultimatum de 10 minutes aux étudiants afin d’évacuer les lieux. Trois minutes plus tard un imposant dispositif de policiers se déchaînera avec une sauvagerie inouïe sur ces étudiants rassemblés pacifiquement dans la cour de l’Institut, arrêtant vingt un d’entre eux, dont deux (02) étudiantes et quatre (04) étudiants de Tizi-Ouzou venus en délégation de la cité universitaire Oued-Aissi pour s’enquérir de la crise qu’a connue cette faculté depuis le 13 décembre 2004. Cette violente répression causera de nombreuses blessures chez les étudiants (ecchymoses, contusions, hématomes, entorses…) et provoquera un véritable traumatisme psychologique chez les étudiantes de la cité universitaire Djillali Liabès, mitoyenne de l’Institut des Sciences politiques. Mardi 11/01/2005 : 09H45 : la police arrête un autre étudiant accusé, en l’occurrence BABI Achour. Pendant la journée, les vingt deux (22) étudiants arrêtés sont présentés devant le procureur puis devant le juge d’instruction qui décide de mettre en liberté provisoire vingt parmi eux, accusés d’attroupement illégal et d’incarcérer deux autres en l’occurrence BABI Achour et LADJIMI Farid accusés de destructions de biens publics et cela sans la présence de leurs avocats. Ces deux derniers rejoindront leur camarade Hamitouche Merzouk à la prison d’El Harrach. Mercredi 12/01/2005 : Le collectif d’avocats, affirme qu’un autre groupe de dix étudiants serait accusé de séquestration du doyen de l’Institut et serait considéré en état de fuite. Nous rappellerons encore une fois que cette liste a été établie sur la base du PV de la réunion tenue le 05/01/2005, en présence de ces dix (10) étudiants et des représentants de l’administration de l’Institut en l’occurrence Mr Ahmed HAMDI doyen de la faculté, Mr BENZAOUI vice-doyen à la pédagogie , Mr DRIDI chef de département des sciences politiques, Mr BOUDJIMI Ahmed chef du département du journalisme, Mr GHARS responsable de la bibliothèque et Mr LACHEB Messaoud secrétaire général. Samedi 15/01/2005 : Dimanche 16 au mercredi 19/01/2005 La communauté estudiantine maintient le mouvement de grève. Des rassemblements sont organisés dans les facultés d’Alger, à université de Tizi-Ouzou et de Sétif pour exiger la libération des étudiants arrêtés. Fait à Alger, le 17 janvier 2005
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www.algeria-watch.org
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