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Ould Kablia : Marches interdites, pas de nouveaux partisEl Watan, 25 février 2011 Les autorités n’envisagent pas d’agréer de nouveaux partis. «Cela ne veut pas dire qu’ils ne le seront pas lorsque le moment apparaîtra opportun. Aucun agrément n’a été délivré pour l’instant», a déclaré hier Daho Ould Kablia, ministre de l’Intérieur, sur les ondes de la Chaîne III de la Radio d’Etat. Dernièrement, des informations de presse avaient fait état de l’agrément prochain du Parti de la liberté et de la justice (PLJ) de Mohamed Saïd, de l’Union pour la démocratie et la république (UDR) de Amara Benyounes et du Front démocratique (FD) de l’ancien chef de gouvernement, Sid Ahmed Ghozali. Les dossiers d’agrément de ces partis sont en instance au ministère de l’Intérieur depuis presque dix ans. Leur blocage n’est basé sur aucun texte de loi. Evasif, Daho Ould Kablia n’a pu expliquer les raisons du refus de la télévision et de la radio d’ouvrir leurs antennes à l’opposition, aux syndicats autonomes et à la société civile. « J’ai vu à la télévision Me Mustapha Bouchachi (président de la Ligue algérienne de la défense des droits de l’homme, ndlr) et le président d’un parti islamiste. C’est un peu timide. Les choses commencent à se faire graduellement», s’est-il réjoui ! Le successeur de Yazid Zerhouni a tenté de trouver des arguments «légaux» à l’interdiction des marches dans le pays et a eu recours à une incroyable gymnastique. «Les marches ne sont pas interdites, elles sont soumises à autorisation. Les marches doivent offrir le maximum de garanties quant aux risques pour être autorisées. Le moment ne paraît pas être venu pour autoriser les marches à Alger. Alger est actuellement ciblée par les dirigeants des groupes terroristes, cela leur permettra d’avoir un impact médiatique», a-t-il dit sans autre précision sur ces «dirigeants» qui cibleraient la capitale algérienne. Selon lui, les marches avortées du 12 et 19 février de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) n’étaient pas encadrées. «Les personnes qui ont participé à ces marches appartiennent à des milieux différents et sont d’origines différentes. Il n’y avait apparemment pas d’unité tactique ou stratégique au niveau de ces marches», a-t-il noté avant d’ajouter : «Il y avait également la crainte que la tranquillité des riverains de ces lieux publics soit perturbée surtout en week-end par une marche venue d’ailleurs ou organisée à partir d’ailleurs.» D’après ses dires, les commerçants de la place du 1er Mai à Alger se seraient plaints de ces marches. «Cela nous oblige à mettre en œuvre des moyens de protection en créant des barrières entre les habitants de Belcourt et d’El Madania et les initiateurs de la marche. Si nous n’avions pas mis des barrages entre eux, il y aurait eu des incidents graves», a-t-il raconté. «Soi-disant violence»
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www.algeria-watch.org
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