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Ligue
Algérienne Bureau d’Oran Une cascade d’arrestation dans le milieu du SNAPAP à Oran Hier, dimanche le 4 janvier, aux environ de midi, en face du Tribunal Benzerdjeb, annexe du tribunal d’Oran, et devant un café, un agent de la police sortant du tribunal, dans sa main une liste de noms, interpelle des gens devant le café, et à voie haute, il cite quatre noms. Il s’agit de quatre membres du bureau syndical de la section Snapap, de l’hôpital C.H.U. d’Oran, présents dans le café. Il les rassure à l’avance « c’est pour témoigner », et il les embarque dans une voiture, pour les conduire à la 2éme sûreté urbaine. Changement de scénario, la police accuse dans ses propres locaux, les quatre témoins à décharge dans l’affaire opposant le Directeur général de C.H.U. d’Oran à messieurs Bouraada Mohamed et el Himer Bachir, respectivement secrétaire général de la section Snapap de l’hôpital et le deuxième coordinateur national auprès de la fédération national de la santé Snapap, de griefs d’attroupement devant le tribunal, et d’affichage illégal dans l’enceinte de l’hôpital durant la journée du samedi le 3 janvier. Juste après cette arrestation qui ne dit pas son nom, le directeur général du CHUO, s’est présenté dans les locaux de cette sûreté et après quoi, les quatre témoins, syndicalistes du bureau du Snapap, ont été arrêtés et mis en garde à vue durant la journée d’hier dans les locaux de la même sûreté. Une aberration judiciaire de plus, qui porte atteinte à la liberté tout court. Un harcèlement policier de plus en plus exagéré, et malheureusement aucune réaction du procureur de la république d’Oran. Des délinquants ont été mieux traités que ça, et tout semble que cette affaire dépasse le cadre judiciaire. Une correspondance datée du 7 juin 2003, portant référence n° 224, émanant du directeur de l’hôpital, qui est le plaignant dans cette scabreuse affaire, et adressée au chargé de la sécurité au Ministère de la santé et de la population, avec copies transmises au Cabinet du Ministre, et au Directeur de la communication auprès du même Ministère, montre d’une manière explicite que le Directeur en question avait signalé que les éléments du Snapap, actuellement en prison, avaient porté des menaces physiques à son encontre depuis juin 2003, d’une part, d’autre part, il met en évidence dans sa correspondance, qu’il avait « informé les services de Monsieur le chef de la sûreté de la wilaya d’Oran» de cet incident, et que ces services lui auraient « promis de prendre les mesures nécessaires ». Une correspondance claire dans tous les sens.
Tertio, Pourquoi la promesse des services du CHEF de la sûreté de Wilaya., de juin 2003, prend effet en janvier 2004, à 3 mois d’une échéance nationale d’une grande importance. Le Secrétaire Général du Snapap de la section de l’hôpital, Mr Bourâada et Mr El Himer Bachir, présentés hier au parquet, après 4 nuits en garde à vue, contre toute attente, se font infligés un mandat de dépôt et incarcérés à la prison d’Oran, pour chef d’inculpation « injures, et menaces », et ce, sans la moindre preuve matérielle et aucun témoin à charge, une lamentable prouesse judiciaire de Monsieur le procureur de la République, qui fixe l’audience pour Mercredi prochain. La Ligue Algérienne pour la défense des droits de l’homme, condamne avec force, l’instrumentalisation de l’institution de la police, dans cette affaire montée de toutes pièces et dans le seul inavoué est certainement, celui de pousser le Syndicat SNAPAP, dont ce Secrétaire National est par hasard d’Oran, à se positionner politiquement à quelques mois des présidentielles et quelques jours d’une visite imminente à Oran.
M. Fouad HASSAM
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www.algeria-watch.org
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