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ALGERIE 10.06.2004
" Hafnaoui Ghoul est victime d'une véritable cabale judiciaire. En multipliant les plaintes et les procédures, les autorités brouillent les pistes, au point que nous avons un doute sur l'effectivité du jugement qui l'aurait condamné, le 26 mai, à six mois de prison. En revanche, nous sommes convaincus de la volonté des autorités de faire taire ce journaliste. Nous sommes par ailleurs étonnés de l'énergie dépensée par les pouvoirs locaux pour le maintenir en prison. Nous demandons aux autorités algériennes de libérer Hafnaoui Ghoul et nous réitérons notre appel à supprimer du code pénal les peines de prison pour diffamation ", a déclaré Reporters sans frontières. Le procès d'Hafnaoui Ghoul, tenu le 9 juin, fait suite au dépôt de quatre plaintes en diffamation par le préfet de Djelfa et ses proches collaborateurs. Ceux-ci se sont sentis diffamés dans une interview d'Hafnaoui Ghoul, publiée le 17 mai dernier dans les colonnes du Soir d'Algérie. Le journaliste y évoquait notamment la corruption des milieux politiques locaux, la mauvaise gestion des biens publics et la situation catastrophique du secteur sanitaire dans la région. " L'avocat de la partie civile a attaqué Hafnaoui Ghoul en lui déniant son statut professionnel. Il a tout simplement affirmé qu'en tant que correspondant local, Hafnaoui Ghoul n'était pas journaliste ", a déclaré Maître Bourayou à Reporters sans frontières, avant d'ajouter que son client, défendu par un collectif d'avocats, allait faire appel. Une quinzaine d'autres plaintes pour diffamation ont par ailleurs été déposées à l'encontre de Hafnaoui Ghoul, incarcéré à la prison de Djelfa depuis le 24 mai. -- (norddelafrique@rsf.org / northernafrica@rsf.org / iran@rsf.org) Reporters sans frontières
/ Reporters Without Borders
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www.algeria-watch.org
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