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ALI YAHIA ET TALEB DEMANDENT LA LEVEE DE L’ETAT D’URGENCE Les réconciliateurs passent à l’offensive L'Expression, 17 juin 2003 Ils envisagent de présenter leur candidat lors de la présidentielle de 2004. Le retour du discours
éradicateur, la libération de Ali Benhadj et Abassi Madani,
la présidentielle, la réconciliation nationale et la loi
sur la concorde civile, ce sont autant de dossiers soulevés, hier,
au siège de la Ligue algérienne des droits de l’Homme,
avec comme seul dénominateur commun, l’état d’urgence
et l’«inconstitutionnalité préméditée».
Le groupe des réconciliateurs qui a, en fait, répondu à
l’appel du président de la Ligue algérienne des droits
de l’Homme, Ali Yahia Abdennour, pour un débat autour de
la question, envisage de passer, désormais, à l’attaque
de la présidentielle de 2004. Ali Yahia Abdennour a, lui-même,
attesté que la campagne pour le rendez-vous électoral a
bel et bien commencé. Et comme il fallait s’y attendre, Taleb
Ibrahimi, le FFS, Abdesslam Ali Rachdi, Djoudi Mammeri, Ahmed Djeddaï,
Rachid Malaoui, Hakim Addad de RAJ, appuyés par des représentants
du mouvement associatif et syndical, ont réitéré,
hier, depuis le siège de la Laadh, leur appel à la levée
de l’état d’urgence «source de toutes le s, fraudes
et manipulations politico-judiciaires». Aux termes de la rencontre,
les participants ont annoncé la naissance du comité national
de suivi pour la levée de l’état d’urgence -
qui, au terme de son travail, présentera le projet à l’APN,
à travers les partis qui y sont représentés. «Ce
sera une mise à l’épreuve du parti de la majorité,
le FLN, qui se déclare inquiet du sort de la démarche politique
de réconciliation et de l’avenir des formations politiques
face à l’emprise des intrigants», ont-ils indiqué.
Durant toute la matinée, les participants ont adressé, à
tour de rôle, de virulents réquisitoires à l’encontre
des tenants du pouvoir «qui utilisent la démarche répressive
afin d’agir dans la marge du droit».
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www.algeria-watch.org
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