IL VOULAIT SE RENDRE A TLEMCEN

Ali Benhadj interdit de quitter la wilaya d'Alger

Le Quotidien d'Oran,  25 décembre 2004

L'ancien numéro deux du parti dissous, Ali Benhadj, a été arrêté jeudi par les services de sécurité, alors qu'il avait l'intention de se rendre avec sa famille et des amis à Tlemcen.

Selon un communiqué transmis à la rédaction, après la prière du Fadjr, un officier de la police est venu voir Ali Benhadj (qui s'apprêtait à aller en voyage) pour lui signifier qu'il ne pouvait pas quitter la wilaya d'Alger et qu'il ne devra pas sortir de son domicile. Refusant d'obtempérer, l'ancien numéro deux du parti dissous a été embarqué par la police pour le commissariat central devant ses quatre enfants, son frère et quelques amis qui s'apprêtaient à faire le voyage avec lui vers la ville de l'ouest. Le communiqué signé par le frère d'Ali Benhadj, Abdelhamid, a précisé qu'Ali Benhadj a demandé à l'officier de la sécurité, le document qui lui interdit de quitter la wilaya du centre, précisant que même s'il ne reconnaissait pas les 10 interdictions de la justice, il trouve cette nouvelle mesure anticonstitutionnelle et illégale. Libéré après avoir passé plusieurs heures au commissariat central de la wilaya d'Alger, le responsable de l'ex-Fis est parti vers 16 heures informer son avocat, maître Ali Yahia Abdenour, avant de se diriger ensuite vers la CCNPPDH de Farouk Ksentini, pour exposer son problème. Devant l'absence de ce dernier et pour protester contre cette décision, Ali Benhadj se dirigea ensuite vers la présidence pour demander une audience et demander les raisons de cette nouvelle interdiction. Là encore, il fut sommé de quitter les lieux sous peine d'être embarqué et emprisonné.

Le frère d'Ali Benhadj précise dans son communiqué que l'officier a également informé l'ex-numéro deux du Fis que le procureur du tribunal militaire annoncera aujourd'hui publiquement cette nouvelle interdiction. Abdelhamid Benhadj s'étonne de cette décision d'interdire à Ali Benhadj la sortie de la wilaya d'Alger, au moment où Farouk Ksentini donnait de l'espoir, en affirmant à la télévision qu'il était libre de ses mouvements. Abdelhamid Benhadj ajoute que depuis la libération de son frère, le 2 juillet 2003, il avait pu visiter 19 wilayas sans aucune restriction, malgré la présence permanente d'une patrouille de police à ses côtés. Il dénonce dans le communiqué la manière avec laquelle il a été embarqué et les répercussions de cette image d'arrestation sur le moral de ses quatre enfants. Rappelons enfin que parmi les interdictions signifiées par la justice à l'ex-numéro deux du parti dissous, figure celle de s'exprimer à la presse, de constituer un parti ou encore de se réunir avec des responsables politiques.

Salim Bey

Voir aussi:
Arrestation du Cheikh Ali Benhadj (23.12.04)

 

   
www.algeria-watch.org