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PORTEUSE D’UNE LETTRE DU PREMIER MINISTRE BRITANNIQUE
Une envoyée spéciale de Tony Blair chez Bouteflika
Le Quotidien d'Oran, 1 novembre 2005
Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika a reçu, hier au siège de la présidence de la République, la Baronne Elisabeth Seymons de Vernham, représentante spéciale du Premier ministre britannique, M. Tony Blair.
L’audience s’est déroulée en présence de M. Tayeb Belaiz, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, et de M. Abdellatif Rahal, conseiller diplomatique du Président de la République. Mme Seymons de Vernham a souligné, à l’issue de l’audience que lui a accordée le chef de l’Etat, la convergence de vues entre l’Algérie et la Grande-Bretagne sur plusieurs questions bilatérales et internationales. «J’ai eu le plaisir de constater qu’avec le Président Bouteflika nous sommes parvenus à certains points d’accord et de compréhension sur toute une série de questions et de problèmes bilatéraux et internationaux», a indiqué à la presse Mme Seymons. «Je suis venue en ma qualité d’envoyée spéciale, transmettre un message au Président Bouteflika et je repars pour transmettre un autre message au Premier Ministre Britannique, M.Tony Blair», a-t-elle ajouté. Mme Symons a, en outre, déclaré avoir abordé avec le Président Bouteflika les relations entre les deux pays et les moyens de les renforcer ainsi qu’»une série de points qui préoccupent aussi bien le Royaume Uni que l’Algérie». Elle a d’autre part qualifié la coopération Algéro-Britannique dans le domaine de la lutte contre le terrorisme d»’extrêmement importante» de par son impact sur la sécurité des deux pays. «Nous avons également abordé des problèmes de certains pays qui requièrent une grande discrétion et une confidentialité», a-t-elle ajouté. A cette occasion, Mme Symons a exprimé au nom du gouvernement Britannique tous les voeux de bonheur au Président et au peuple algériens à l’occasion de la fête nationale du 1er Novembre et celle de l’Aïd El Fitr. En ce qui concerne la lutte anti-terroriste, rappelons qu’un accord est attendu entre la Grande Bretagne et plusieurs pays, dont l’Algérie, qui permettrait à la Grande Bretagne d’expulser vers leurs pays d’origine des ressortissants de pays étrangers soupçonnés de terrorisme par les autorités britanniques. Londres et Tripoli avaient négocié, vers la mi-octobre, un accord similaire.
Le ministre britannique de l’Intérieur avait indiqué que Londres avait engagé ces derniers mois des négociations dans ce sens avec plusieurs pays. «Nous essayons de négocier des accords de principe avec certains pays depuis un certain temps maintenant», avait déclaré une porte-parole, mais «nous n’allons pas confirmer quels sont les pays avec lesquels nous discutons». «Ces négociations commencent à présent à porter leurs fruits», avait-elle ajouté. La Grande-Bretagne a déjà signé un accord similaire avec la Jordanie en juillet dernier. Cet accord, annoncé par le Premier min ministre Tony Blair, permet aux autorités britanniques de renvoyer des Jordaniens dans leur pays sans craindre qu’ils y soient maltraités, affirment-elles, des clauses spéciales devant garantir le respect des droits humains des personnes expulsées.
M. Mazari
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