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ALGÉRIE Détention au secret / Torture ou mauvais traitements un demandeur d'asile algérien (h) désigné par l'initiale « X »ACTION URGENTE DOCUMENT PUBLIC 12 juin 2007 Un ressortissant algérien, dont le nom est remplacé par l'initiale « X » pour des raisons juridiques, a été reconduit du Royaume-Uni vers l'Algérie le 6 juin. Il est depuis lors détenu au secret et Amnesty International craint qu'il ne se trouve dans une caserne du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), où il risquerait d'être torturé et soumis à d'autres formes de mauvais traitements. Lorsqu'il a atterri à l'aéroport d'Alger, la capitale, il était attendu par un avocat et deux représentants de l'ambassade du Royaume-Uni en Algérie. Selon les informations reçues, il a récupéré ses bagages, mais on est sans nouvelles de lui depuis. Il y a lieu de penser que qu'« X » a été arrêté par le DRS, une branche de la Sécurité militaire qui est spécialisée dans les interrogatoires de personnes soupçonnées de détenir des informations au sujet d'activités terroristes. « X » est probablement détenu dans une caserne d'Alger dont une section sert de centre de détention secret, où les détenus du DRS sont habituellement maintenus au secret. Amnesty International a reçu des informations persistantes selon lesquelles des personnes détenues au secret par le DRS étaient soumises à la torture et à d'autres formes de mauvais traitements. « X » est arrivé au Royaume-Uni en 1994, et y a demandé l'asile. En 2002, il s'est vu accorder un permis de séjour illimité au Royaume-Uni. Soupçonné d'activités terroristes, il a été appréhendé en janvier 2003. Son procès a par la suite été abandonné et il a finalement été acquitté de tous les chefs retenus contre lui. En septembre 2005, « X » a de nouveau été arrêté par les services de l'immigration et placé en détention dans l'attente de son expulsion vers l'Algérie au nom de la « sécurité nationale », sur la base d'informations secrètes, notamment des services de renseignement, qui ne lui ont jamais été révélées, ni même aux avocats qu'il avait choisis pour le représenter. En janvier 2006, désespéré par les conditions de sa détention prolongée dans une prison de haute sécurité du Royaume-Uni, « X » a décidé de renoncer à la procédure de recours contre son renvoi en Algérie. Selon les informations reçues, il souffre de dépression et était sous traitement médical au Royaume-Uni. On ignore s'il reçoit actuellement des soins médicaux. INFORMATIONS GÉNÉRALES Aux termes de l'article 51 du Code de procédure pénale algérien, les personnes soupçonnées d'« actes de subversion et de terrorisme » peuvent être détenues sans inculpation jusqu'à douze jours. Les autorités responsables de l'arrestation de ces personnes doivent permettre immédiatement à leurs proches de communiquer avec elles et de leur rendre visite. Par ailleurs, tout maintien en détention sans inculpation au-delà de quatre jours doit être autorisé par écrit par le procureur. ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après (en arabe, en français, en anglais ou dans votre propre langue) : APPELS À : Ministre de la Justice : Ministre des Affaires étrangères : COPIES À : Ministre britannique des Affaires étrangères : Organisme officiel algérien de défense des droits humains dépendant du président : ainsi qu'aux représentants diplomatiques de l'Algérie dans votre pays. PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT. APRÈS LE 24 JUILLET 2007, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI. |
Projet d'extradition de Grande-Bretagne | ||||
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www.algeria-watch.org
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