Démantèlement de filières asiatique et africaine d’immigration

64 Indiens et 5 Africains arrêtés à Maghnia

HANAFI H./Ali Moussa, Liberté, 15 juin 2006

Dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine à la frontière ouest, les patrouilles de la gendarmerie nationale de Maghnia de Sidi-Medjahed viennent de réussir un coup de filet. Ces brigades sont parvenues à démanteler au début du mois en cours un réseau d’immigration clandestine. Il s’agit, en effet, d’une filière asiatique qui activait au niveau de la petite localité frontalière de Maâziz, située à la périphérie nord de la ville de Maghnia, ainsi qu’un réseau africain. Les éléments de la gendarmerie nationale patrouillaient du côté des oueds Djordji et Mouilah au niveau de la bande frontalière ouest. L’opération de recherche est déclenchée à la suite d’une information faisant état qu’un groupe important d’immigrants clandestins établis dans cette bourgade frontalière, viennent s’approvisionner en eau potable chez un fellah. Les éléments de la gendarmerie ont ainsi lancé une enquête qui a été soldée par l’arrestation de pas moins de 64 individus originaires de l’Inde ainsi que de 5 autres d’origine africaine. Ces derniers avaient été pris en charge par des passeurs de la région et hébergés dans une maison isolée en retrait du village.
Les passeurs ont réussi à les faire passer sur le territoire algérien. Selon des témoignages faits par ces mêmes clandestins à des habitants du village, ces immigrants auraient été refoulés de nuit manu militari par les autorités marocaines en territoire algérien où ils auraient été pris en charge par un réseau de passeurs de la région.
Signalons, pour rappel, qu’une autre filière du même genre avait été démantelée il y a à peine un mois par ces mêmes services au niveau de la localité frontalière de Bettai, située à une dizaine de kilomètres à l’ouest de Maghnia, l’opération ayant été soldée par l’arrestation de 154 indiens originaires du Cachemire. Selon le bilan de la gendarmerie nationale du mois de mai, pas moins de 591 immigrants clandestins ont été interceptés au niveau du territoire national. La filière nigérienne vient en tête avec 217 clandestins arrêtés. Suivie des maliens avec 121 personnes. On signale également la présence de 54 indiens, 30 syriens et 54 marocains.
Il en ressort de ce constat chiffré que le territoire algérien continue à servir d’une zone de transit pour ces clandestins tentés par une aventure vers le vieux continent. Jusque-là, c’est la filière africaine qui fait parler d’elle sur le territoire algérien. Reste à s’interroger les motivations du réseau asiatique pour le “marché” de l’immigration clandestine.

HANAFI H./Ali Moussa

 
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Criminalisation de la migration  
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