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Ligue
Algérienne des Droits de l’Homme Droits Humains et Gouvernance en Algérie Un pays enchaîné par ses gouvernants
1-1- Droits civils et politiques. 2-gouvernance. 2-1Domaines de la gouvernance. 2-2-Les éléments de la bonne gouvernance et la situation actuelle en Algerie. L’Algérie est à la croisée des chemins ;
entre la transition vers la démocratie dans le respect des aspirations
populaires ou le maintien du système de privilège, de fraudes
; de régionalisme et de clientélisme, La phase que traverse
le pays, avec les défis qu’elle pose est chargée
de menace et d’espoir, d’ambiguïtés, d’ambivalences
et contradictions. La production d’un discours usant du concepts
aussi séduisant que , concertation , transparence, bonne gouvernance
; démocratie , partenariat ,mis en parallèle avec une pratique
restrictive des libertés , qui porte atteinte aux droits de l’Homme
; laisse les Algériens sceptiques sur les métamorphoses
du système. Les Algériens voient dans le pouvoir une entité énorme
par rapport à laquelle l’individu est insignifiant ; les
institutions censées les servir, sont perçues comme ne
remplissent pas leur fonction. L’attachement à l’Etat
de droit tant prôné par le pouvoir actuel s’avèrent
n’être que de vains mots, destinés à séduire
l’opinion internationale. Le fossé se creuse entre la réalité telle
que nous la vivons et celle dont nous avions rêvé ; pourquoi égarons-nous
sur la route de la démocratie, des droits de l’Homme et
du développement. Cet Etat moderne que nous n’avons toujours
pas réussi à instaurer a pour fondement ce qu’on
appelle « bonne gouvernance ».
1- Droits civils et politiques. 1-1- droit à la vie Bien que la violence terroriste qui s’est développée à partir de 1992, s’est tout de suite imposée comme la négation de tout droit à l’existence par le recours à toutes les formes d’attentats ; et d’assassinats, et la contre violence a enregistrée des actes d’exécutions sommaires et extra-judiciaires. L e droit à la vie ne se limite pas à la survie des assassinats terroristes ; et aux exécutions sommaires, Le droit à la vie est inhérent à la personne humaine. Ce droit doit être protéger par la loi. Nul ne peut être arbitrairement privé de la vie ; Mais pour la jouissance effective de ce droit, en plus des garanties juridiques, il faut satisfaire les besoins humains fondamentaux, Ces besoins sont étroitement liés les uns aux autres et concernent la nutrition, la santé, l’eau, et l’assainissement, environnement sain, l’éducation ; l’emploi ; le logement décent, et la participation à la vie culturelle et sociale. Alors peut-on donc, parler de droit à la vie dans un pays ou tous ces besoins manquent? 1-2- L’égalité. Face à l’égalité formelle proclamée par la loi, on constate en pratique une inégalité réelle dans la vie quotidienne, non seulement pour des raisons de sexe, mais aussi économiques, sociales, régionales et politique. 1-3- La sûreté. La LADH est préoccupée par le nombre élevé et croissant d’affaires de violences physiques et agression à l’encontre des citoyens , y compris à l’école et dans la famille La recrudescence de la violence est très perceptible, il ne se passe un jour sans qu’il soit accompagné de son lot de vols, braquage, à l’arme blanche , Lorsque les victimes tentent de résister , elles ont molestées brutalisées et parfois blessées .La LADH est également préoccupée par l’insuffisance de l’action des services de sécurité , Les enquêtes sur le terrain ont révélées que beaucoup de policiers évitent l’intervention ; par crainte d’être sanctionner si les choses tourne mal, surtout que leur administration donne toujours raison aux citoyens. Bien que, donner raison aux citoyens, est une bonne chose, les principes de l’équité exigent toujours une enquête sérieuse à l’occasion de chaque allégations de dépassement. Nous militants ont constaté avec beaucoup d’amertume à travers le territoire national ; que des policiers en tenue, insultés, outragés et même molestés par des voyous ; Si le citoyen Algérien est contre la répression policière, il n’acceptera jamais que des policiers font l’objet d’intimidations, de menaces et d’agression de la part des délinquants. L’Etat de droit exige le respect de la loi par les agents de l’Etat, et par les citoyens, Et les représentants de l’Etat dignes et respectables méritent toute protection et respect. 1-4- Harcèlement des populations civiles. Depuis des années, des groupes terroristes armés, lance des raids contre les villages afin de se nourrir et de contraindre la population à leur verser de l’argent, Des informations concordantes provenant de civiles ayant fuis les exactions de ces groupes font état de villages brûles et de civiles battus- voire tués- lorsqu ‘ils refusent de payer. 1-5- Accès au droit. L’accès au droit, signifie connaître et comprendre
les droits reconnus par la législation, renvoie aussi, au plein
exercice de citoyenneté par tous les secteurs de la communauté ;
en effet, être citoyen ne se traduit pas uniquement à l’exercice
du droit de vote et payer des impôts ; La citoyenneté se
vit aussi dans tous les moments de la vie quotidienne ; dans tous les
domaines de la vie sociale. L’exercice concret de la citoyenneté,
implique la participation réelle à la création des
normes et aux modifications de celles qui existent. 1-6- Accès à la justice. L’accès à la justice se traduit par la possibilité réelle
qu’ont les individus de bénéficier concrètement
des avantages tirés de la loi et des institutions judiciaires
; des tribunaux en particulier. Le bénéfice de ces avantages
renvoie fondamentalement à la question de l’effectivité des
droits sociaux, et travers eux, à l’égalité devant
la loi et les droits. 1-7-Les prisons. Réglementé par le code de la reforme pénitentiaire
et de la rééducation promulgué par une ordonnance
du 1 février 1972, le système pénitencier en Algérie
comprend 127établissements classé en plusieurs catégories
selon la population destines à y être incarcérée. Plus de 80 pour
cent des établissements leur état général
laisse à désirer. 1-8-Victimes du terrorisme. N’ont pas été véritablement prises en charge ; les discours de compassion et de solidarité à leur encontre n’ont pas été suivis de mesures concrètes suffisante pour leur réhabilitation.
L’année 2003 a été marquée par une évolution
considérable dans la position des autorités .Le président
de la République a constitué une commission a pour mission « régler
le problème des disparus » ; Les familles des disparus et
les défenseurs des droits de l’homme ont demandé une
commission indépendante avec des prérogatives d’enquêter
pour déterminer le sort de chaque disparus. Malheureusement les
autorités ont refusé cette demande.
Au cours des dernières années, on a pu relever l’abandon
progressif par les pouvoirs publics du recours à des mesures exceptionnelles
entrant dans le cadre de l’application de l’état d’urgence
décrété le 9 février 1992.( sauf pour interdire
une activité politique ou relative aux droits de l’homme
et libertés). 1-11- La presse. L’année 2003 a été marquée par une cabale policière contre les journalistes, La pression n’a pas cessé de monter depuis la révélation d’accusations de corruption contre certains responsables. Les journaux qui ont pris position dans cette affaire ont, par ailleurs du faire face à des mesures punitives prises par les imprimeries propriétés de l’Etat. Une journée sans presse a été observé par neuf quotidiens indépendant de nombreux actions de solidarité ont été enregistrée, même la rue a appuyé cette journée par des manifestations de solidarité. Des inquiétudes légitimes s’expriment à la suite à cette cabale visant les journalistes et les journaux indépendants. 1-12-Persécutions des défenseurs des droits humains. Des poursuites pénales continuent d’être ouvertes
contre les défenseurs des droits de l’homme qui expriment
sur la situation de ces droits en Algérie. Ces poursuites sont
facilitées par un climat dans lequel la promotion et la protection
des droits de l’homme sont trop souvent considérées
comme des activités subversives. 1-13- Parité entre les sexes. L’égalité entre les sexes et la bonne gouvernance,
ne peuvent être soustrait des questions de genre, ainsi l’épanouissement
et le développement de la femme est une dimension importante du
développement humain multidimensionnel , Nous entendons par développement
de la femme , son intégration à la vie économique
, sociale et politique. 1-14 - Procès équitable. Un procès équitable est une garantie fondamentale destinée à s’assurer
qu nul ne sera injustement puni. Malgré l’amélioration enregistrée, Les manifestations
de cette pratique sont encore répandues. C’est pourquoi
il apparaît crucial d’établir des mécanismes
crédibles à caractère préventif. 1-16- Liberté d’opinion et d’expression. La 8eme édition du salon international du livre s’illustré par
une opportunité de censure, Des saisis effectuées quelquefois à la
seule appréciation du titre ; cette opération de saisi
a été décidé par la commission mixte de contrôle
et de régulation chapeauté par le ministère de la
communication et celui des affaires religieuses.
Les réunions publiques sont soumises à une autorisation préalable délivrée par les walis .Ces derniers refuse d’une manière systématique toute demande relative à une réunion ayant trait à la démocratie ; droits de l’homme ; les libertés et la bonne gouvernance. Le wali de Constantine Tahar SAKRANE a refusé la tenue d’une journée d’études sur la bonne gouvernance, qui devait organiser la Ligue Algérienne de droits de l’Homme - LADH - en exécution d’un programme Euro-Arabe sur la bonne gouvernance au monde Arabe. 1-18-L’administration et les institutions élues. L’administration et les établissement publics sont atteints de différents maux (bureaucratie ; corruption.. ;). Quant aux assemblées élues sont gérer par des gens ont démontré leur incapacité à prendre en charge les problèmes de la société, des citoyens et la gestion de la cité L e parlement a démontré ses limites par la promulgation des lois contraires aux principes de la démocratie et des droits de l’homme, consacrés dans les instruments internationaux, et les élus locaux sont simplement rompu toute relation avec les citoyens. 2 - Droits économiques, sociaux et culturels
Le taux de chômage se situerait entre 35 et 38 pour cent, le chômage
se caractérise par le fort taux de jeunes de moins de trente ans
(estimé à 85 pour cent) ; le chômage féminin
ait enregistré une forte croissance. 2-2- Santé On assiste depuis
quelques années à une tendance à la
dégradation des conditions générales, le taux de
mortalité générale est évalué à plus
de 35 pour mille dans les structures de santé, ce taux de mortalité est
de plus de 24 pour mille admissions dans les services de pédiatrie.
La mortalité maternelle est, selon les statistiques disponibles,
dépasse l’ordre de 0.6 pour mille naissance vivantes dans
les structures de santé, sachant qu’il persiste des sous
déclarations et que les accouchements à domicile en milieu
rurale sont évalués à plus de 24 pour cent, en soulignant
que la mortalité maternelle dans ce cas, est rarement comptabilisé en
tant que telle. 2-3- Tensions sociales A la lumière, des enquêtes sur le terrain, l’évolution
de l’emploi, du pouvoir d’achat, et des conditions de vie
de la population a continué, au cours de l’année
2003, à connaître une dégradation, ceci en raison
des mesures prises dans le cadre du - PAS - et par le fait que l’économie
reste encore éloignée de son point d’équilibre. 2-4- Logement La question du logement demeure posée et tend à revêtir un caractère dramatique du fait de l’augmentation importante des loyers et en l’absence de nouvelles livraisons susceptibles d’atténuer la crise qui perdure. 2-5- Protection sociale. Les mesures consentis
par les pouvoirs publics pour atténuer
les effets de la crise, notamment la mise en œuvre de l’opération – filet
social- si elles constituent une solution temporaire pour éviter
que des couches de la société ne sombrent dans l’exclusion
; ne peuvent en aucun cas tenir lieu de politique de soutien aux mesures
de création d’activités d’insertion économique. 2-6- Femme à la rue C’est le spectacle accablant qu’offrent souvent les artères des grandes agglomérations urbaines du pays ; Des institutions d’accueil et de prise en charge pourrait parer aux situations d’urgence, dans de pareils cas. 2-7-Violence contre les femmes La majorité des femmes agressé ou battues ne le déclare pas, Elles s’enferment dans un mutisme fataliste ; Les femmes violenté par leur conjoint risquent au mieux de perdre leur foyer et de retrouver à la rue avec leurs enfants. 2-8-Harcèlement sexuel Initiatrice d’une proposition pour incriminer le Harcèlement sexuel , la LADH a enregistré avec satisfaction la présentation par le gouvernement d’un projet de loi relative à l’introduction dans les dispositions du code pénal l’article 341 bis , qui sanctionne l’acte d’harcèlement sexuel. Néanmoins, même si cette disposition est considérée comme une avancée, l’article présente une définition très restrictive. 2-9-Personnes âgées Des femmes et des
hommes parmi ceux ayant perdu tout soutien familial, sont pris en charge
dans
les institutions d’accueil, un nombre
important se trouve abandonné faute d’institutions d’accueil
disposées à les prendre en charge. 2-10-Identité et droits culturels. Notre pays doit reconnaître l’importance de la diversité et ouvre ses portes à la créativité et à la cohésion sociale .Cette orientation doit être maintenue, en attendant que les personnes réalisent leurs objectifs de progrès dans le cadre du pluralisme culturel et idéologique, afin de renforcer la créativité et favoriser la variété et la diversité des idées. La LADH est convaincue qu’un Etat qui n’a pas renforcé sa base nationale par le biais du pluralisme et de la diversité et qui a nourri des conflits internes au moment ou il doit faire face à des pressions extérieures se prépare des lendemains difficiles. 2-11-Pauvreté La vie est chère, et ceux qui n’ont pas les moyens sont silencieusement expulsés de l’accès au minimum, il faut avoir vu des gens fouiller dans les poubelles pour ne plus faire confiance aux statistiques. Au abords des mosquées, devant les magasins , en face des stands des marches, le nombre de gens qui tendent la main augmente lui aussi, mettant dans la gêne ceux qui sans mendier, ne sont pas dans le meilleur des états. 2-12- Syndicalisme Le CLA et la CNAPEST, en dépit des pressions de tous genres, ont réussi à créer un débat national sur la misère sociale de l’enseignant algérien ,et à neutraliser l’UGTA, partenaire privilégie des autorités, un syndicat qui s’est impliqués profondément dans le terrain politique depuis 1992.Le gouvernement, continue, contrairement aux principes universels à privilégier l’ UGTA au détriment des autres syndicats tels que le SNAPAP, le SATEF, SNSP, CNES , SNTE qui se battent pour s’imposer auprès des pouvoirs publics comme interlocuteurs. 2-13- Enfant L’algerie a ratifie la convention internationale sur les droits
de l’enfant adoptée par les Nations Unies le 20 novembre
1989. 2-14- Environnement De nombreuses réactions de la part des populations et des associations
pour la protection de l’environnement ont été enregistrés,
Ces réactions témoignent de la prise de conscience, de
ce qu’un environnement sain, digne et humain, à la mesure
de l’homme, représente une condition primordiale pour l’existence
physique et psychique de l’individu.
L’Etat. Dans notre pays,
est un Etat système, gère l’équilibre
en son sein. Il est dans une crise critique multidimensionnelles, qui
est conséquence de plusieurs causes, et qui constituent dans son
ensemble une obstruction à la construction d’un Etat moderne,
qui aura la mission de générer un mode de gouvernance qui
assurera un développement humain durable, par la mise en évidence
d’environnements et institutions qui peuvent accueillir l’evolution
du rôle de l’état, et développer sa relation
avec le secteur privé et la société civile.
Le secteur privé est un secteur jeune, Le passage d’une économie planifié à l’économie de marché et du monolithisme au pluralisme politique, nécessite l’adaptation de la réflexion sur le développement et le rôle du secteur privé en tant qu’acteur et en tant que domaine de la gouvernance. Car il est temps pour le secteur privé de prendre sa place, comme partenaire des pouvoirs publics à charge aussi pour ces derniers de considérer les entreprises algériennes comme telles et prendre les mesures nécessaires pour permettre l’évolution de secteur ; Ainsi la rentabilité de ce secteur est liée à sa participation effective dans le commerce et l’investissement, et de prendre l’initiative sans qu’il soit acolyte ni avec les organismes de l’Etat, ni complice dans les affaires de corruption. Malheureusement à l’état actuel, il apparaît clairement que la taille des entreprise privé est particulièrement petite ; l’Etat n’a pas de politique claire à l’égard de l’entreprise privée nationale ; et à l’exception de quelques entreprises, le reste se sont des prêtent noms, acolyte avec les organisme de l’Etat et complice dans des affaires de corruption. Société civile. La société civile, se compose des organisations non gouvernementales,
et pour qu’elles puissent acquérir cette qualité,
elles doivent remplir les conditions suivantes : 2-2-Les éléments de bonne gouvernance Les éléments de la bonne gouvernance ; sont les ingrédients
par lesquels les gouvernants réalise la bonne gouvernance ; ces
ingrédients sont : - Transparence. Situation actuelle en Algerie La société algérienne évolue, dans l’état
de délabrement qui caractérise les structures politiques, économiques
et sociales, ce que menace de provoquer une série de ruptures
qui pourraient s’avérer irrattrapables. Dans ce sens l’économie
et la société sont de plus en plus menacées de nombreuses
dérives. On peut alors conclure que l’état actuel des choses, ne peut s’accommoder de la gouvernance et encore moins de la bonne gouvernance.
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www.algeria-watch.org
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