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Communiqué de la LADH Journée mondiale contre la corruption
La ligue algérienne des droits de l'homme ne manque pas de marquer symboliquement le 9 décembre 2003 qui coïncide avec la signature par les Etats membres de la convention des nations unies contre la corruption adoptée par l'assemblée générale de l'ONU, le 31/10/203 décrété depuis journée mondiale contre la corruption Cette convention ratifiée par l'Algérie le 19 avril 2004 et promulguée comme loi le 08 mars 2006 pose avec acuité la question de l'effectivité des lois en Algérie. Les déclarations d'intention des autorités publiques d'éradiquer ce fléau ne cessent de se multiplier, les faits malheureusement reviennent à chaque fois pour mettre au grand jour le développement tentaculaire de la corruption .. Entrée depuis 2003dans le répertoire des pays classés par l'indice de perception de la corruption établi par Transparency internationale pour la quatrième fois l'Algérie obtient un mauvais score en 2006, la 84 ième place sur les 163 pays classés ; Bien que sortie de la zone des pays les plus corrompus au monde mais le niveau de corruption reste très haut. La ligue algérienne des droits de l'homme considère que la corruption est source de violation des droits de l'homme et produit d'autres effets néfastes sur la vie humaine quand les individus et les famille sont dans l'obligation de payer des pots de vins pour avoir de quoi se nourrir, avoir accès au logement, au droit à l'éducation, à l'emploi…etc. Et considère également que la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption sont une seule et même chose Nous réitérons à cette occasion notre conviction que les autorités publiques ne doivent plus tarder quant à la mise en application des recommandations contenues dans les dispositions de la loi contre la corruption notamment celles relatives aux procédures applicables en matière des marchés publics,des mesures appropriées pour promouvoir la transparence et la rationalité dans la gestion des finances publiques,et la participation active et positive de la société civile à la prévention et la lutte contre la corruption. et de l'accès à l'information que nous considérons comme handicap majeur à la transparence. le culte du secret professionnel lui-même s'érige en loi. Que les pouvoirs publics défendent bec et ongle. l'ouverture des enquêtes sur l'enrichissement illicite lourdement incriminé par la loi. l'institution de l'organe chargé de lutte contre la corruption que la loi est restée silencieuse sur les garanties de son indépendance et les critères de désignation de ses fonctionnaires. des mesures plus efficaces dans la validation des déclarations du patrimoine dont ses limites sont déjà manifestes .De traduire sur le terrain les indicateurs de la bonne gouvernance établis par la banque mondiale et qui couvrent les dimensions négativement affectées par la corruption, le clientélisme et le népotisme il s'agit de droit à l'expression, de l'obligation de rendre compte, de la stabilité politique,à l'absence de violence grave à la qualité des réglementations. . Nous accueillons avec satisfaction et déclarons partie prenante de toute initiative sincère et désintéressée d'où elle émane et qui s'engage dans la moralisation de la vie publique et la poursuite des personnes ayant commis des délits de corruption. Nous rappelons l'opinion publique que la lutte contre la corruption ne peut être efficace sans l'indépendance du pouvoir judiciaire, et qu'il soit permis à tout citoyen un accès facile et moins coûteux aux structures judicaires, Que les dénonciateurs des délits de corruption soient protégés des risques de répression et représailles arbitraires. |
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www.algeria-watch.org
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