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NEUF CADAVRES DETERRES JUSQU'A HIER Un charnier découvert à Blida Le Quotidien d'Oran, 31 juillet 2004 Un charnier où sont enterrés quinze cadavres de personnes assassinées, en 1996, par des terroristes du GIA a été découvert, jeudi, au lieu-dit Talmout dans la localité d’Aïssaouia, une commune située à 34 km de Larbaâ, dans la wilaya de Blida. Ce charnier a été découvert à la suite d’indications fournies par un repenti, un ancien membre du GIA, qui s’est livré récemment aux autorités et qui a participé personnellement aux massacres, a indiqué le procureur général adjoint près la cour de Blida, Mustapha Benimame. Le terroriste en question purge actuellement une peine de quinze ans de prison. Selon le témoignage de ce terroriste, le charnier contient quinze cadavres de personnes tuées en 1996 par des groupes islamistes armés, dont des militaires, selon la même source. Le charnier est situé à l’intérieur d’une zone difficile d’accès et où ne pouvaient circuler que des tracteurs, qui servait de camp de base du GIA. Sur les lieux, on découvre trois maisons de fortune. La maison de l’émir se distingue par un réfrigérateur complètement éventré. Plus loin, on distingue ce qui est présenté comme la prison, entourée d’une clôture en fil de fer. Il y avait d’autres petites bâtisses dont celle qui servait de cuisine et à côté de laquelle se trouve un petit gîte présenté comme «la geôle des nouveaux prisonniers». Le lieu a été abandonné depuis plusieurs années. Quelques mètres plus bas, on découvre le charnier et que le procureur présente comme un cimetière du GIA. Un cimetière où étaient enterrées les victimes innocentes du GIA. Le repenti a, explique-t-on, du mal à se souvenir des endroits où étaient enterrées les victimes, c’est pourquoi, indique-t-on de source militaire, l’opération de recherche pourrait se poursuivre durant plusieurs jours. «C’est un endroit dans lequel il n’est pas venu depuis 7 ans au moins et où se trouve un cimetière. Le repenti a affirmé qu’il a participé à l’assassinat d’au moins 15 personnes qui sont enterrées dans les alentours», a indiqué M. Benimame. Les éléments de la protection civile aidés par ceux de la police scientifique dépêchés sur les lieux, ont au premier jour de recherche déterré trois cadavres. Deux des trois squelettes étaient enterrés ensemble et portaient des habits militaires et l’un d’eux avait même un étui de revolver. Les enquêteurs de la police scientifique ont indiqué qu’il pourrait s’agir de militaires. Ils avaient les yeux bandés et les pieds liés avec du ruban adhésif. Le troisième squelette qui a été découvert n’est pas entier. Seul le crâne qui portait la trace d’un coup et quelques ossements ont été trouvés dans la tombe. «D’autres cadavres pourraient être déterrés les jours à venir», a affirmé, jeudi, dans un point de presse Mustapaha Benimame. Interrogé sur l’identité des trois premiers cadavres, il a déclaré: «L’enquête se poursuit et on ignore pour le moment l’origine et l’identité de ces personnes». S’agissant de l’identification des victimes à travers leur ADN, le chef d’équipe de la police scientifique reste sceptique: «Pour le moment, je ne peux rien dire car pour identifier ces corps il faut d’abord trouver des personnes qui ont un lien avec les victimes et pour le savoir, il faut une enquête judiciaire». Il précise: «Le test ADN est basé sur une comparaison entre des échantillons prélevés sur des membres des familles présumées et ceux prélevés sur les squelettes. Les prélèvements se feront sur la dentition et sur l’os du fémur». «L’identification peut durer des jours, voire des mois», a enfin noté un spécialiste en biologie de la police scientifique, présent sur les lieux. Les sacs blancs rassemblant les ossements des trois cadavres ont été acheminés, jeudi, vers l’hôpital Frantz Fanon de Blida pour expertise du médecin légiste. Durant la journée de vendredi, six autres cadavres ont été déterrés. Les recherches se poursuivront aujourd’hui encore pour retrouver les autres cadavres, dont un militaire et un émigré qui avaient été kidnappés dans la commune par le GIA il y a plus de 9 ans. Salim Bey
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www.algeria-watch.org
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