SOS Disparus

Une disparition, des accusations et des interrogations

Le Quotidien d'Oran, 21 juin 2003

« L’association SOS Disparus dénonce fermement l’opération de kidnapping de Mezour AEK perpétrée le 02 juillet 2002 et les agissements des services de sécurité visant à dissimuler la vérité par la menace et l’harcèlement quotidien de la famille de la victime» lit-on dans un communiqué de presse signé par le bureau national de l’association en question.

Selon les rédacteurs de ce communiqué la victime Mezour AEK aurait été agressé avant d’être séquestré par quatre éléments de la sécurité militaire au niveau de son lieu de travail à Ain Taya. Les «agresseurs» auraient perquisitionné le garage de la victime et auraient emporté tous les documents existant. Depuis la victime n’a pas donné signe de vie, ajoute la même source. La voiture de la victime aurait été saisie un jour après l’enlèvement par la gendarmerie nationale. « Une semaine après des éléments du groupement de la gendarmerie de Khemis El Khechna ont saisi tous les équipements au niveau du garage la victime, même le compte bancaire de la victime a été bloqué sans aucune autorisation du procureur de la république indispensable dans ces cas» expliquent les rédacteurs du communiqué.

Les tentatives de recherches de la victime par sa famille auraient été confrontées à un blocage systématique de la part des services de sécurité. Des correspondances adressées au président de la République, le chef du gouvernement et le ministre de la Justice par le père de la victime sont restées sans suite.

Toujours selon l’association SOS Disparus, le père du « disparu » a été harcelé, interrogé, et menacé pour abandonner ses recherches. L’association SOS Disparus dans un dernier recours interpelle les autorités suprêmes pour intervenir et mettre terme à ces « agissements illégaux » afin de faire triompher la justice.

«Les ONG seront sollicitées pour faire pression sur le gouvernement afin de le contraindre à libérer M. Mezour AEK sans conditions ou garantir au moins un procès équitable pour la victime « conclut les rédacteurs du communiqué en question.

Sofiane M.

 

 
Version imprimable
 
www.algeria-watch.org