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REPRESSION AVEUGLE DES AUTORITES ALGERIENNESCollectif des Familles de Disparu(e)s en Algérie, 22 avril 2007 Le Collectif des Familles de Disparu(e)s d’Algérie et SOS Disparu(e)s s’inquiètent fortement des vagues de disparitions qui interviennent suite aux événements tragiques du 11 avril dernier à Alger. En répondant à la terreur par la terreur, le gouvernement algérien démontre une nouvelle fois l’absence d’Etat de droit. Si nous espérions que les autorités algériennes n’utilisent plus de telles pratiques, leurs méthodes d’investigation et leurs abus ne surprennent pas. En effet les témoignages recueillis permettent de savoir que 3 personnes ont été appréhendées par des forces de sécurité avant de disparaître la semaine dernière. Abdelaziz ZOUBIDA et Abdelghani KENNAB arrêtés le 11 et le 18 avril derniers à l’Université de Constantine par des agents de la DRS, et Adel LADOUARI arrêté le 19 avril à l’aéroport international d’Alger par des agents du DRS. Leurs familles sont sans nouvelles depuis leurs arrestations, ils ne savent pas où ils sont détenus ni dans quelles conditions. Rappelons que l’article 51 du Code de procédure pénale (1) algérien dispose en effet que : « l’officier de police judiciaire est tenu de mettre à la disposition de la personne gardée à vue, tout moyen lui permettant de communiquer immédiatement et directement avec sa famille, et de recevoir des visites. ». Il est également fait obligation à l’officier de police judiciaire de ne retenir les personnes à l’encontre desquelles il n’existe aucun indice que le temps nécessaire à leur disposition, sous peine de poursuite judiciaire en matière de détention arbitraire (2). N’ayant toujours aucune nouvelle quant au sort réservé à Abdelaziz, Abdelghani et Adel, le CFDA, SOS Disparus et leurs familles craignent qu’ils soient soumis à des traitements inhumains ou dégradants et que leur intégrité aussi bien physique que morale ne soit pas garantie (3). Le gouvernement algérien semble persister dans sa politique de répression aveugle. Il est très important que les mesures privatives de libertés soient appliquées conformément au droit algérien et aux obligations internationales et ce, même si la personne en question est soupçonnée de crime ou de délit quelconque : la liberté individuelle ne peut être restreinte que dans les cas dicté par la loi. Or les conditions d’arrestations et de détention laissent supposer une absence totale de protection juridique inhérente à chaque individu. Le CFDA et SOS Disparus demande aux autorités algériennes de mettre fin à ces manœuvres et de remettre Abdelaziz, Abdelghani et Adel sous la protection de la loi, de garantir en toutes circonstances leur intégrité physique et psychologique et de permettre aux familles de communiquer directement avec leurs proches. Alger le 22 avril 2007 1. Loi du 90-24 du 18 août 1990 |
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www.algeria-watch.org
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